Archives 2020

Mardi 2 juin 2020

La pelouse calcaire est le joyau de la commune.
La gestion de cet espace de 8,61 ha est confiée au Conservatoire d'Espaces Naturels de Lorraine depuis 1999.
Il y pousse, selon certains connaisseurs, une dizaine d'espèces d'orchidées.
Nous en avons trouvé trois en pleine floraison sans pouvoir dire le nom de l'une d'elles.
A part cette promenade, la taille et la réfection des parterres se poursuivent.
Ce sont souvent les mêmes que l'on retrouve aux commandes des outils.
André est venu me seconder pour raccourcir un lilas planté à l'entrée de Charency en venant d'Allondrelle.
Yves est toujours quelque part avec la débroussailleuse, sans rien demander et sans rien réclamer non plus !
Les riverains apprécient son travail.
Cette effervescence éveille certains Vezinois.
Kely et Olivier ont passé la journée entière à nettoyer les pavés posés devant leur belle maison.
Thérèse poursuit son travail de titan dans la rue de la gare.
Il y a encore pourtant un sacré boulot à réaliser.
Des épaves de voitures sont en perdition sur les trottoirs et des chardons poussent à leur aise le long des maisons.
Pourvu que je ne sorte pas aigrie ou désabusée après un tel défi !!!

Lundi 1er juin 2020

Je vous emmène en pèlerinage ce matin, non pas à Lourdes mais à Verdun.
Voilà une ville que j'affectionne tout particulièrement.
Les commerces n'ont pas encore tous déserté le coeur de la ville.
Même si la libraire, installée dans une belle bâtisse a baissé ses rideaux ainsi que le fameux Coq Hardi.
Comme partout ailleurs, une zone commerciale a écrasé des champs de blé mais on peut aisément l'éviter.
Nous sommes au nord de Verdun et cette vilaine zone est implantée au sud.
Ce qui m'attire avant tout à Verdun, c'est son Champ de bataille.
Pas très souriant comme sortie ?
Détrompez-vous.
On traverse de jolis petits villages et la campagne est superbe.
Les 50 kms qui nous séparent de Verdun peuvent prendre un certain temps, chaque village traversé mérite une petite visite.
Delut et ses bouillons (en cas de fortes pluies), Vittarville et ses cigognes, Damvillers et le circuit Jules-Bastien Lepage ...
Nous arrivons à Azannes, le village qui abrite Les Vieux Métiers et Soumazannes, premier village détruit.
Nous voici au coeur du Champ de bataille.
Ornes, Louvemont, Vaux, Douaumont, toutes ces communes ont elles aussi disparu, nous nous trouvons sur la Zone Rouge.
L'Ossuaire de Douaumont est probablement le monument le plus emblématique du Champ de bataille.
Il oblige à un moment de recueillement de même que la nécropole nationale où reposent 16142 soldats.
L'édifice a été inauguré en août 1932 par Albert Lebrun, président de la République, Lorrain né à Mercy-le-Haut.
Le 22 septembre 1984, François Mitterand et Helmut Kolh scellent l'amitié franco-allemande par une mémorable poignée de main.
Des sentiers ont été aménagés et permettent des promenades paradoxalement très agréables.
Les vététistes apprécient les entonnoirs provoqués par les obus en 1916.
Autres temps, autres moeurs.

Dimanche 31 mai 2020

Jeanne-Marie est connectée !
Il me faut dorénavant peser mes mots mais surtout faire gaffe quand je mets des photos du potager !
Encore dans l'impossibilité de se déplacer librement, Jeanne-Marie me donnait ses consignes de la rue Bon-Pont, sans pouvoir vérifier sur place.
Ce ne sera bientôt plus le cas, la guérison est proche.
Jeanne-Marie vient de recevoir son cadeau de fête des mères, la voilà branchée sur le web à l'aide d'une tablette qui fonctionne encore à la vitesse de l'escargot...
Les enfants devraient arranger ça assez rapidement.
Aujourd'hui, les photos sont prises dans le jardin d'agrément.
Je n'oserais pas mettre les lignes de haricots ou celles de carottes, sûr que je me fais sermoner !
La dernière photo vous prouve que Vezin a la volonté de s'embellir !

Samedi 30 mai 2020

Désolée, les copines sont là. Je délaisse cette page !
Elles sont venues rendre visite à Roberte et Isabelle.
Nous avons passé tranquillement l'après-midi sur la terrasse avec quelques parties de scrabble.
Roberte est un livre d'histoire, avec beaucoup plus de réalité et de l'humour en plus.
On pourrait l'écouter des heures sans jamais s'ennuyer.
Pas de photo à l'appui.

Vendredi 29 mai 2020

Des anciens Vezinois viennent consulter cette page pour suivre les évènements locaux.
Bernard et Nicole ont quitté Charency pour Dax il y a quelques années.
Bernard a géré la trésorerie de l'association dont je faisais partie.
Il est à l'origine de la création de la bibliothèque.
Tout comme les autres membres, il était efficace dans tous les domaines.
J'ai vécu de très bons moments durant cette période au sein d'une équipe honnête et laborieuse.
La petite Marie a quitté Charency depuis plus longtemps.
Une de ses tantes occupait la maison Courbariaux et une autre demeurait à Epiez.
Marie a été postière au village, ce qui lui a permis de bien connaître les habitants.
Elle revient régulièrement depuis La Roche en Brenil où elle demeure avec Christian.
Elle retrouve avec plaisir les photos du village et de celui d'Epiez.
Aussi Marie, voilà quelques vues toutes récentes d'Epiez.
De par sa proximité avec Torgny, un des plus beaux villages de Wallonie, Epiez a toujours été très coquet.
Les Epiezeois mettent facilement la main à la terre !
280 habitants aujourd'hui, Epiez dispose encore d'un commerce bien connu des amateurs de bons breuvages : Eaux, vins, mille saveurs.
Les cafés ont disparu, la petite épicerie aussi.
De 1812 à 1840, Epiez faisait partie de la commune de C.Vezin.
Le village est doté d'un beau patrimoine avec ses maisons seigneuriales, sa petite mairie-fontaine, l'église Saint Denis et les vestiges d'un ancien moulin.
Il a participé plusieurs années au concours des villages fleuris, une occasion de recevoir des conseils pour le fleurissement.
Notre Thérèse a aussi apporté sa patte dans la création de parterres.

Jeudi 28 mai 2020

Les travaux sur la Chiers se poursuivent à une bonne cadence.
Je suis allée consulter les plans en mairie.
Le parking disparaît au profit d'un boulodrome alors qu'un salon de coiffure se trouve à proximité.
Les ponts qui enjambent les deux bras de la rivière sont repeints avec goût.
Pas de doute, le village s'améliore.
Pourtant à certains moments, je ne suis pas loin de tout lâcher.
Le travail est parfois colossal et bien des endroits privés font triste mine.
Par exemple, je n'ai pas le courage de remettre le massif situé sur la route d'Epiez en état.
Le propriétaire du terrain situé le long de la départementale n'a probablement jamais taillé la haie.
L'élagage n'est plus de mon ressort et le massif se fait avaler par les arbres.
La chapelle de Saint Cuny disparaît elle aussi sous la végétation invasive.
Pour me redonner le moral, je prends le vélo et je vais vers la Croix Raulet.
Tout est en place, même les pièces de monnaie qu'un promeneur, peut-être satisfait, a déposé !!
Je peux aussi aller me balader dans la rue de la gare, c'est tout simplement magnifique.
La maison de Séverine s'embellit aussi de jour en jour et le paradis se trouve au bout de la rue.
Entrez c'est ouvert !

Mercredi 27 mai 2020

Bon anniversaire Solan,
Mon petit-fils a 10 ans !
Il a beaucoup de chance de vivre à Tokyo.
Il a adopté toutes les bonnes manières des Japonais et l'art du bien vivre des Français !
Mes petits-enfants parlent couramment anglais, français, thaï et un peu japonais.
Vont-ils pouvoir venir cet été ?
C'est la grande incertitude.
Me revoilà avec des photos d'élagage !
Chaque fois, je me dis que c'est la dernière et chaque fois, je retombe sur un endroit où la végétation déborde sur le trottoir.
La chapelle de Saint Cuny devient pratiquement invisible, étouffée sous la végétation.
Ce n'est pas à cet endroit que j'opérais mais en bas de la rue du même nom.
Cette route ne peut-être empruntée que par les riverains, elle est devenue sans issue suite à la vitesse excessive de certains automobilistes.
Elle se transforme petit à petit en chemin communal depuis que de fortes pluies ont emmené le tarmac dans le bas du village.
Des plantations formaient à l'origine un joli parterre avec entre autre forsythias, groseiller sanguin et cotonéaster.
Au fil du temps, le panneau STOP était devenu invisible de même que le village.
Avec Jeannot, nous pouvons tailler jusqu'à la base sans que l'on s'en rende compte ...
Fabien est venu à la rescousse avec un taille-haie.
Michel, un riverain, nous a donné un bon coup de main.
Catherine nous a apporté tout ce qu'il fallait pour nous rafraîchir et Patrick, son mari, a emporté le volumineux tas de branches coupées.
De nombreux habitants passent nous voir pour nous féliciter
Quel plaisir de travailler dans de telles conditions !

Mardi 26 mai 2020

Vous êtes fatigués de m'entendre parler d'élagage et de remise en état du parc paysager vezinois ?
Moi aussi !
Je retrouve toujours de nouveaux endroits qui méritent une coupe sévère. Le Berlingo devient un dépotoir !
Je ne m'étends pas sur le sujet.
Revenons au patrimoine local.
L'An 12 vous permet de découvrir la Route du Fer élaborée par Jean Boucon.
Celle-ci part de Vezin et s'achève au golf de Longwy, où un haut-fourneau couché rappelle le passé sidérurgique de l'endroit.
En 1515, il y avait une forge près du Dorlon à Charency et peut-être un haut-fourneau.
Il n'en reste plus aucune trace.
Elle devait appartenir aux moines d'Orval comme les deux suivantes, Buré et le Dorlon.
Au XVIIIe siècle, cette forge devient une fenderie.
On y fend le fer produit par la platinerie de Longuyon qui servira à fabriquer des armes.
Au XIXe siècle, l'usine devient une clouterie.
Plus tard, l'usine fabriquera des cuisinières.
Elle termine son existence en fabriquant des briques réfractaires qui tapissent l'intérieur des hauts-fourneaux avec un liant malheureux: l'amiante.
L'usine ferme dans les années 80. Elle reste un point noir à l'entrée du village.
Par contre, d'autres vestiges méritent une visite et peuvent faire l'objet d'une belle randonnée en marchant à travers bois.
Après environ 2 km, nous arrivons aux forges de Buré-d'Orval.
L'endroit est idyllique.
Les structures encore en place permettent de comprendre le fonctionnement d'un haut-fourneau, accompagné si possible d'un guide ou du document mis à disposition à l'An 12.
Il suffit de prendre le chemin qui longe l'étang et après environ 1 km, nous arrivons aux forges du Dorlon.
Je n'ai rien fait de tout cela, je revenais de Longwy et j'ai pris la petite route de Villancy, très étroite mais aussi très pittoresque.
C'est là que le Dorlon prend sa source.
C'est là aussi que l'on trouve des plaques entières d'ail des ours au début du printemps.
Et c'est encore à cet endroit que l'on peut trouver une cache géocaching, sorte de chasse au trésor.
On peut aussi y admirer les vestiges du haut-fourneau construit en 1692.
La production cessera définitivement dans les années 1860.
Enfin l'agglomération de Longwy dispose à quelques pas de là d'une station de pompage pour alimenter en eau le Grand Longwy.

Lundi 25 mai 2020

Sans l'intervention de Jean-Luc et Marie-Louise, je laissais traîner une faute de grammaire sur ma page d'hier !
Je les remercie vivement pour leur vigilance de même que pour leur grande tolérance.
La première photo sert uniquement à vous prouver que je participe pleinement au grand nettoyage du village ...
D'autres idées toutes aussi géniales sont en gestation mais il faudrait plus de bras.
Affaire à suivre.
En attendant, je crois que je vais poursuivre la remise en état de massifs.
Plusieurs entrées de village disposent bien de parterres de fleurs mais ils sont abandonnés depuis plusieurs années.
Je devrais pouvoir utiliser la force de Dédé pour raccourcir les lilas qui s'y trouvent puis l'expérience de Thérèse et de Jeanne-Marie pour remplacer les herbes folles par d'élégantes plantations.
Le trio que nous formons depuis de nombreuses années se retrouve avec beaucoup de plaisir.
Nous sommes allées marcher dans les bois d'Epiez hier après-midi.
Inutile de passer à travers les ronces, de beaux chemins traversent la forêt.
Impossible de s'y perdre, la lisière n'est jamais bien loin.
Petit tour en vélo au soleil couchant, histoire de vérifier la réparation efficace du pneu !
Contemplation du jardin en dégustant les premières fraises !

Dimanche 24 mai 2020

Voilà du beau travail de fait !
Nous nous sommes mis en route dès 8h du matin.
Nous avons stoppé les machines à 18h !
La petite pause à 10h avec des gaufres nous a réchauffés.
Le Chili Con Carné préparé par Georgette et servi par Danièle nous a permis de tenir jusqu'au soir !
Deux nettoyeurs, deux balayeurs et deux bricoleurs, le bon nombre pour faire du bon travail.
Charline ne sentait plus son bras en fin de journée.
Jeannot n'a pas lâché le pistolet.
Christelle et Yves se trouvaient partout où il fallait.
Et Quentin nous a secondés durant toute la durée du chantier.
La place a pris un coup de jeune.
La résidence Ste Hélène, que certains d'entre vous connaissent, a pris un coup de vieux ..
Nous avions acquis cette maison juste après l'ouverture des chambres d'hôtes.
Nous recevions à cette époque une importante clientèle professionnelle qui condamnait les chambres pour plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Miro, jamais à l'arrêt, a décidé de transformer cette maison en triste état en de petits appartements afin d'apporter plus d'indépendance à nos hôtes.
Une rénovation pratiquement aussi titanesque que celle concernant les chambres d'hôtes !
Avec, là aussi, l'aide de sa chère épouse et de nos deux gamins ...
Nous l'appelons encore souvent la maison Mélard, du nom des anciens propriétaires comme nous donnons aussi le nom de Courbariaux à la maison d'hôtes.
Peut-être par respect ou pour ne pas effacer le passage de nos aïeux.

Samedi 23 mai 2020

Le fleurissement du village passe à une vitesse supérieure.
Pour mener à bien l'opération, on utilise désormais du gros matériel.
Manuscopique, marteau-piqueur, brouettes, pelles, balais, râteaux, pic, masse ...
Nous étions du monde sur la place hier après-midi.
Il y a les curieux habituels qui regardent mais qui n'apportent aucun soutien.
Il y a surtout une belle équipe bien rôdée au travail de force !
Une marche d'escalier du perron de l'église est même remise en place ainsi que des chenaux déboités.
Quentin, l'ouvrier communal, nous apporte un coup de main bien apprécié.
Nous avons aussi remis de la bonne terre sur les massifs situés dans la rue sous l'Orme.
Dommage que ceux-ci ne soient pas réellement visibles avec les voitures garées tout autour.
Certains Vezinois se déplacent en fin de journée et apprécient le changement.
Et ce n'est pas fini.
Nous nous retrouvons ce matin avec les nettoyeurs haute-pression cette fois.
Une belle équipe fait du beau travail !

Vendredi 22 mai 2020

Fête religieuse oblige, j'ai passé ma journée sur le parvis de l'église à défaut de pouvoir suivre un office à l'intérieur !
En réalité, j'essaye de redonner un environnement décent autour du Monument du Poilu.
Pour ce faire, je fais appel à toutes les bonnes volontés.
Il est vrai que ça ne se bouscule pas ..
Ce n'est pas tout à fait vrai.
Stéphane, du Rétro 132, est venu nous proposer un rafraîchissement en nous félicitant du travail effectué.
André est toujours prêt mais il n'aime pas la chaleur.
Nous avons fait du beau travail dans la matinée.
Yves est lui aussi toujours là et il ne craint ni le froid ni le chaud.
Son véhicule utilitaire a été rempli jusqu'au toit en un rien de temps.
Jeannot est venu me prêter main forte.
Nous avons la même manie tous les deux : quand on commence à couper, on n'arrête que lorsque l'on touche les racines !!!
Dans le même temps, Thérèse fait le tour des massifs et rectifie les malfaçons...
J'ai les bras tout griffés et les doigts sont engourdis entre l'utilisation du coupe-branches et du sécateur mais le résultat en vaut peut-être la peine.
Vezin et Charency s'embellissent.
Des Vezinois jouent le jeu, encore un peu timidement.
Dans la rue de la gare par exemple, Séverine a redonné du panache aux trottoirs.

Jeudi 21 mai 2020

Les nuits sont silencieuses, inutile de fermer les fenêtres.
Je n'ai guère d'autres informations à vous donner !
Je poursuis l'élagage dans les rues du village.
Le jeune employé communal est venu m'apporter un coup de main et je vais souvent chercher André quand les branches dépassent la taille que je peux couper.
Je ne suis pas féministe, les hommes ont des qualités que nous n'avons pas et ...vice-versa.
Je m'arrête quand le corps n'en veut plus !
Mais comment fait Thérèse, avec 15 années supplémentaires, pour être aussi active ?
Et comment font tous ces inactifs, la tête baissée sur le smarphone durant des heures ?
Gare à leur vieux jours !
Pas de photo à l'appui, je ne trouve même plus le temps de suivre les opérations, c'est coupé avant d'avoir immortalisé le tableau avant et après.
Ce matin, c'est un sorbier qu'il faut couper dont le tronc dépasse la circonférence de mon bras, il pousse au milieu d'une haie décorative.
André devrait pouvoir être opérationnel dans le courant de la matinée.

Mercredi 20 mai 2020

Et de un, et de deux .... Et de six
Voilà que je me mets à fleurir les massifs privés !
En face de ma cuisine, à la place d'un parterre de fleurs se trouvait un dépôt d'ordures !
Ce n'est déjà pas très beau sans ça.
Comme toujours, j'ai fait appel à Jeanne-Marie pour les fleurs et à Thérèse pour la plantation.
André m'a secondée à la remise en état de l'endroit.
Nous sommes deux, voire trois, à prendre soin du village délaissé depuis des années.
Fabien passe le roto-fil dans toutes les rues du village à vive allure.
Nous étions pourtant 14 à vouloir l'embellir avant les élections ...
Il y a encore des tas de massifs abandonnés. Et il faut compter environ une heure pour le remettre en état.
Les habitants ne prennent plus la peine de tondre le mouchoir de poche qui se trouve devant leur fenêtre, encore moins de balayer le caniveau ou simplement de ramasser un détritus arrivé là par le vent.
Des épaves de voitures sont abandonnées sur les trottoirs, les chardons poussent le long des façades et certaines maisons, pourtant jolies, ressemblent plus à des déchetteries.
Il y a des moments où je me dis que je n'arriverai jamais à rendre mon village plus attrayant.
Me voilà bien pessimiste !
Au moment de sortir le vélo hier soir, le pneu était à plat.
Impossible d'aller me ressourcer sur les petits chemins de campagne.
C'est certainement la raison de mes états d'âme ...
Je reprends vite le dessus quand des Vezinois, non impliqués dans la commune, sont toujours à mes côtés pour améliorer notre cadre de vie.
Et quand mon pneu sera réparé !

Mardi 19 mai 2020

La Chiers est une rivière mythique, du moins pour l'An 12.
Elle est l'héroïne de deux bandes dessinées dont l'auteure est inconnue du grand public mais appréciée des hôtes réguliers ...
L'An 12 a accueilli pour la première fois des pêcheurs à la mouche en 2000.
Ils sont arrivés en force, fort heureusement un peu intimidés au départ, pour explorer la Chiers durant une semaine.
A table, leur conversation était impénétrable !
Ils ont renouvelé le séjour 7 années de suite !
Jusqu'à ce que je leur conseille gentiment mais fermement d'aller pêcher dans des eaux plus lointaines !
La Chiers n'avait plus aucun secret pour eux et le poisson devenait aussi plus rare.
Ils sont revenus séjourner à l'An 12 en 2014.
Ils passent me saluer quand ils retournent sur les berges des rivières environnantes.
Je n'avais plus fait cette balade, dite des Grands Prés, depuis longtemps.
La rivière est toujours aussi belle et mystérieuse.
La suivre jusque Torgny devient plus aisé.
Les grandes herbes ont été coupées et le chemin est bien aplani.
Je suis allée jusqu'à l'entrée de la prairie qu'il faut traverser pour atteindre Torgny.
La barrière était ouverte mais le soir tombait.
Le dernier tronçon est probablement toujours aussi marécageux.
Je devrais pouvoir le vérifier en l'empruntant depuis Torgny.
L'endroit dégage une douce sérénité.
Au loin, on aperçoit d'un côté la départementale qui va à Velosnes et de l'autre côté celle qui conduit à Torgny.
Le chemin se réduit à certains moments à un petit filet entre la voie ferrée et la rivière.
A d'autres moments, les méandres de la Chiers nous éloignent de ses rives.
Il ne faudrait pas grand-chose pour rendre ce circuit accessible aux promeneurs.
La boucle d'environ 10 km traverse l'un des plus beaux villages de Wallonie, grimpe à l'ermitage, retrouve la ferme d'Urbule et la croix Raulet et redescend à Vezin en traversant la pelouse calcaire.
Un parcours à la fois sportif et patrimonial.
Oui mais voilà, il faudrait des accords franco-belge et là, malgré l'Europe, ça se complique.
Les deux dernières photos montrent les travaux en cours sur la rivière.

Lundi 18 mai 2020

Promenade touristique autour du plan d'eau de la Sangsue à Briey aujourd'hui.
Dès les beaux jours, les Briotins y viennent volontiers faire une petite sortie digestive en gardant les talons ou les souliers vernis.
On peut aussi chausser les brodequins et s'éloigner des bordures pour pénétrer dans la forêt qui entoure le plan d'eau.
En garant la voiture à Briey-Haut, la balade devient encore plus intéressante.
J'ai laissé le Berlingo près de l'église Saint Gengoult.
Le trio est reconstitué !
Il est aussi possible de partir depuis la Cité Radieuse Le Corbusier.
Ces deux sites méritent une visite conjuguée à l'activité sportive.
Un sentier zigzague dans la forêt et rejoint le restaurant du Chalet.
Un rapide coup d'oeil sur le lac avant de s'engager à nouveau dans la forêt, les marcheurs deviennent alors plus clairsemés.
Le parcours est égayé par les tapis d'asperges des bois et par l'odeur de l'ail des Ours.
Nous longeons le Woigot et le traversons au niveau de Mance en empruntant un joli pont de bois, probablement aussi pittoresque que celui d'Yves Duteil.
Nous nous trouvons au-dessus de la voie verte qui va de Mancieulles à Briey puis nous redescendons vers le plan d'eau.
Le parking est bondé.
Il nous faut encore remonter les escaliers pour reprendre la voiture !
L'effort est récompensé, le point de vue vaut la peine.
Le petit plus dans la visite : la dégustation de crêpes accompagnées d'un cidre normand du Glaude !
Tout est libre mais pour les crêpes, il faut une invitation ...
Le petit moins : la multitude de corbeaux présents au niveau du plan d'eau.
En forêt, les oiseaux reprennnent leur place et ils nous accompagnent de leur chant mélodieux !

Dimanche 17 mai 2020

Repos ce matin, du moins pour cette page.
Bon dimanche à vous tous.

Samedi 16 mai 2020

Jeanne-Marie est toujours en mouvement !
Un paradoxe quand on sait qu'elle est coincée sur un fauteuil !
Son médecin lui recommande de ne pas encore s'appuyer sur sa jambe, après déjà un mois d'immobilisation.
Elle me fournit la matière pour agrémenter les massifs de fleurs.
Elle gère mon jardin sans le voir.
Elle ne parle jamais de ses douleurs et elle assure la situation secondée par André.
Dès que je pose le pied hors du lit, je me dis que j'ai une sacrée chance.
Quand j'arrive sur la terrasse, les lupins et les delphiniums m'enchantent.
Le soleil éclaire l'horizon. Que demander de plus !
Fermons la parenthèse.
Je préfère vous donner des nouvelles plus terre à terre !
Et ce n'est pas une expression !
Je n'ai jamais passé autant de temps si près de l'église mais ce massif me titillait.
J'ai appelé André à la rescousse.
Nous avons passé la matinée à enlever toutes les racines de cotonéaster.
Enfin, André piochait et je remplissais les bassines !
L'après-midi, c'était au tour de sa soeur de m'apporter son expérience.
Si j'aime la terre, Thérèse vit en osmose avec ses fleurs.
Cette femme là est surhumaine, comme sa belle-soeur !
Elle peut rester accroupie dans ses fleurs durant des heures !
La relève est quelquefois plus compliquée...
Si je vous dis qu'elle va bientôt souffler 81 bougies, vous comprenez mieux !
48 cannas ornent la façade de sa maison, il y a plus d'espèces de plantes dans son jardin que dans le catalogue de Jacques Briant !
Elle a rempli le massif en question de vivaces en un rien de temps !
Quand je vous dis que je suis entourée d'amis formidables !!

Vendredi 15 mai 2020

Nous ne quittons pas Charency-Vezin aujourd'hui.
Le SIAC, Syndicat Intercommunal d'Aménagement de la Chiers, prévoit des travaux importants entre Cons-La-Grandville et Charency-Vezin afin de contrer les inondations, voire une crue cinquantennale.
Une enquête publique est ouverte depuis le 14 mai, sur une durée de 33 jours.
Elle est consultable à la mairie aux heures d'ouverture.
Les travaux ont débuté à Cons-La-Grandville et devraient se poursuivre à Vezin la semaine prochaine.
Le niveau de la rivière a été réduit pour permettre la construction d'un mur au bout de l'ancien terrain de basket.
Des aménagements devraient être réalisés par la suite comme la création d'un boulodrome, qui pourra servir de toilettes publiques au toutous Vezinois, et d'une surface disponible pour y installer des jeux d'enfants.
Je ne suis pas allée consulter cette enquête, il m'est donc difficile d'en parler plus longuement.
Une chose est sûre, la Chiers est mise en valeur dans de nombreuses communes avec la création de sentiers le long de ses berges.
On pourrait la suivre de Vezin à Torgny, situé en Belgique, avec quelques petits aménagements.
Le parcours deviendrait alors pittoresque et apprécié des nombreux touristes fréquentant Torgny.
C'est une belle rivière, des sociétés de pêche sont présentes sur une partie de son parcours.
Elle reste sauvage et les petits villages qu'elle traverse ne manquent pas de charme.
La seconde photo présente les aménagements devant ma maison.
Pour le moment, je devrais plutôt parler de déménagement !
J'ai retiré la terre et les bacs pour faire place nette.
J'ai replanté les fleurs dans mon jardin, dans certains massifs de la commune et Nicole a pris celles qui lui plaisaient.
Une entreprise locale d'Epiez-sur-Chiers ne devrait pas tarder à venir paver tout le devant de porte, soit 80 m2.
Je vous en parlerai sûrement au moment venu.
La semaine dernière, je marchais sur une terre toute craquelée dans le champ de la troisième photo !
La quatrième est une jolie vue du village depuis la Voie de Failly.
C'est quand même drôlement beau non !!!

Jeudi 14 mai 2020

Revoilà les photos associées aux cartes anciennes du beau village de Marville.
Cette cité de plus de 2000 habitants au XVIème siècle est gouvernée par le Comte du Luxembourg et le Comte de Bar.
Ce qui lui apporte une neutralité appelée Les Terres Communes dont Charency et Vezin faisaient partie.
Elle est ainsi protégée des guerres et invasions.
Les négociants construisent de magnifiques maisons que l'on peut encore admirer aujourd'hui.
Le nom des rues rappelle d'ailleurs le riche passé de cette bourgade.
Rue des Drapiers, rue des Tisserands, rue des Prêtres ...
La ville était alors fortifiée.
Les remparts ont disparu. Il ne reste aujourd'hui que la Porte de La Poterne qui reliait le bourg à la ville.
Marville entre dans le giron de la France, Louis XIV fait démolir les fortifications et le château.
La ville périclite. Le déclin s'accentue pendant la révolution.
En 1800, Marville est devenu un petit village relié au canton de Montmédy.
Sa visite reste exceptionnelle pour les amateurs d'architecture ou pour les amateurs de vins au mois de juin quand les caves, superbes elles aussi, accueillent des vignerons durant tout un week-end.
Marville connaîtra aussi de belles années durant la présence des Canadiens sur une base de l'Otan de 1955 à 1967.
Une base qui occupe 400 hectares !
Il y avait alors piscine, patinoire, hôpital, court de tennis, et bien sûr le terrain d'aviation encore en état, etc..
Tout est tombé à l'abandon puis transformé en zone industrielle pour les petites entreprises.
Marville, c'est encore un plan d'eau et un terrain de camping dans les années 80.
La nature s'est chargée depuis de reprendre le territoire.

Mercredi 13 mai 2020

Je cède volontiers ma place à Monique ce matin qui va nous parler des Saints de glace.
"Ce lundi, nous avons fêté Saint Mamert.
Le dicton du jour : Du premier des Saints de glace, souvent tu en gardes la trace.
Et aussi à la Saint Mamert, tu es en retard pour la fête des Mères, version belge 2020
Ce mardi 12 mai, nous fêtons Saint Pancrace.
Le dicton du jour : Rosée et fraîcheur de mai donnent vin à la vigne et foin au pré. et je suis en train de préparer la suite ...
Saint Servais.
Les Saints de glace correspondent à une certaine période climatologique bien définie dans le temps.
La plupart des calendriers mentionnent actuellement d'autres saints à fêter ou invoquer ces jours-là : Estelle, Achille et Rolande.
Le changement date de 1960.
L'église catholique a alors décidé de «remplacer» les Saints associés aux inquiétudes agricoles (réminiscence de paganisme au regard du Vatican) par d'autres Saints et Saintes qui n'auraient aucun lien avec ces croyances populaires."
Les Saints de glace se révèlent tout à fait en cette année 2020.
En Lorraine, on frôle les gelées matinales !
Les photos viennent de Bretagne, de Gaume et de Lorraine.

Mardi 12 mai 2020

Les explications des photos précédentes arriveront plus tard.
Me voilà réellement délivrée des mauvaises ondes qui rôdaient autour de mon petit paradis !
Je n'étais pas vraiment seule, je pouvais toujours compter sur Jeanne-Marie et Yves.
Jeanne-Marie rencontre le plâtrier ce matin !
Elle devrait revenir avec cette fois la possibilité de poser le pied au sol.
Yves lui a proposé d'adapter un plantoir au bout du plâtre ...
Bien qu'immobilisée depuis plusieurs semaines, Jeanne-Marie suit au jour le jour l'avancement des semis dans mon potager !
Quant à Yves, il a pris l'heureuse initiative de créer un poulailler 3 étoiles pour y installer des poules pondeuses.
Nous dégustons des oeufs ultra-frais pondues par de jolies poulettes élevées en plein air !
Mais la cerise sur le gâteau, c'est la réapparition du trio infernal !
Nous nous sommes retrouvées chez Georgette autour de mets délicieux et faits maison jusqu'au pain et au fromage !
Je vous souhaite d'être aussi bien entouré.
Les maîtres mots sont humour, humilité et sincérité.
La confiance est totale.
C'est dans ce milieu que je me sens la plus à l'aise !

Lundi 11 mai 2020

Libérée, délivrée
Je ne désobéirai plus jamais
Libérée, délivrée
C'est décidé, je m'en vais
Quand on prend de la hauteur
Tout semble insignifiant
La tristesse, l'angoisse et la peur
M'ont quittée depuis longtemps
Je veux voir ce que je peux faire
De cette magie pleine de mystère
Le bien, le mal, je dis tant pis
Tant pis!
Libérée ....
Jamais je n'aurais imaginé utiliser un jour cette mélodie que Manon me fredonnait à longueur de temps en sachant bien que cela m'agaçait terriblement !
Elle avait une poupée qui se mettait à chanter cette chansonnette quand on lui appuyait sur le ventre ou ailleurs, je ne sais plus.
Voilà que ces paroles prennent tout leur sens ce matin.
Du coup, désolée, je n'ai pas le temps de commenter les photos.
Je le fais demain, si je reviens ...
Cela vous donne le temps de visiter l'endroit !
Bonne journée à vous tous, profitez du déconfinement !!!

Dimanche 10 mai 2020

Thierry a fait une superbe randonnée de 11 km avec Manon dans les environs de Tokyo en toute légalité.
Le petit Théo sort lui aussi à Singapour mais avec la trottinette et pendant plusieurs heures si le papa n'étais pas usé avant !
Que c'est compliqué de mettre tout le monde d'accord !
Un jeune homme du village, ayant quelques difficultés, a réalisé des bacs avec des tonneaux en plastique.
Ce n'est pas ce que je préfère, je n'aime pas le plastique mais je soutiens la bonne volonté du jeune homme en les remplissant de fleurs.
Des mauvaises langues voudraient les voir disparaître.
Hervé, profondément handicapé est resté à nos côtés jusqu'à l'âge de 5 ans.
Les amis étaient rares à cette époque. Le handicap gêne toujours un peu.
Plus tard, j'ai géré un centre aéré à Vezin durant plusieurs étés.
Nous recevions plus de 50 enfants dont une partie de l'extérieur.
L'un d'entre eux avait un léger retard mental. Après quelques moqueries puis une mise au point avec tous les enfants, la cohabitation a été salutaire pour tous.
Je revois de temps en temps ce jeune homme qui ne manque jamais de venir me saluer.
Nous sommes tous des handicapés, simplement ce n'est pas toujours visible.
Et le plus handicapé n'est pas toujours celui qu'on croit.
Me voilà bien agressive ou du moins bien négative, je me sers de cette page comme réseau social pour éponger toutes mes aigreurs ...
Je n'écoute pourtant pas les grands médias de l'information ni même les annonces quotidiennes du croque-mort ...
En plus, sur les conseils de Jean-Yves, je me gargarise des Goguettes !
Jeannot doit se douter que je n'en peux plus avec la peinture.
Il a peint les belles portes de la grange.
Du coup, il est obligé de poursuivre avec les portes du fenil à l'étage.
Il n'y a plus de foin à l'intérieur.
Souvenez-vous que je demeure dans une ferme tricellulaire typiquement lorraine avec le corps de logis, l'étable à proximité, transformé en garage, la grange et une écurie transformée en appartement.

Samedi 9 mai 2020

On va enfin pouvoir bouger hors de chez soi un peu plus d'une heure et sans attestation.
Mes délateurs ne vont plus pouvoir me pister !
Selon eux, j'étais autorisée à marcher une heure dans le village mais je n'avais pas le droit de bricoler dans les massifs de fleurs abandonnés depuis des années.
Sauf que je travaille en marchant !
Secondée par Nicole, nous avons aménagé plusieurs parterres en gardant nos distances et sans rencontrer qui que ce soit dans les parages.
J'ai juste appelé Dédé en renfort pour couper des racines trop grosses qui étaient entrain de démolir les murets.
Il y a une vingtaine d'années, Thérèse avait pris la même initiative : embellir le village.
Et c'est vrai qu'il était devenu bien coquet.
Mais là aussi, on ne connait pas la raison, le conseil municipal lui a mis des bâtons dans les roues.
Heureusement, Thérèse n'est pas rancunière.
Elle me fournit la matière pour remplir les massifs ainsi que Jeanne-Marie.
Coût de l'opération : 0 centime !
Les trois autres photos sont de Montmédy avec des cartes postales de Jeanne-Marie.
Je n'ai pas trouvé exactement le même angle.
Ce ne sont pourtant pas les photos qui manquent avec la présence dans ma maison de Vertical, les cordistes du Jura qui entretiennent les remparts de Longwy et ceux de Montmédy depuis près d'une trentaine d'années.
La recherche puis la mise en page me prend trop de temps, je préfère passer mon temps au jardin !

Vendredi 8 mai 2020

Jour de repos !
Tout est bon pour ne rien faire ...
Le 7 mai 45, l'Allemagne signait sa capitulation à Reims.
Le 8 mai, même scénario cette fois à Berlin.
C'est ce jour-là que la France a gardé pour commémorer la fin des combats.
Le président VGE aurait souhaité mettre un terme à cette commémoration, ce qui a provoqué aussitôt un tollé général chez les Anciens Combattants.
Son successeur, François Mitterand, rendra ce jour férié et chômé.
Au Luxembourg comme en Belgique, ce n'est pas un jour férié.
Habituellement, il y a un rassemblement devant le Monument aux Morts suivi d'un apéro.
Nous disons plus solennellement un vin d'honneur.
La place restant vide, je peux prendre soin de ses parterres.
Un cotonéaster, se sentant abandonné, en profitait pour soulever les pavés et envahir les escaliers.
Pendant ce temps, Nicole, ma voisine, embellit les autres massifs à l'autre bout de la commune.
Je vide mes parterres devant la maison en vue des prochains travaux.
Les plantes retirées vont remplir les massifs communaux !
Pour quelqu'un qui ne voulait rien faire ce matin, j'ai quand même pris un peu de temps pour barbouiller la page.

Jeudi 7 mai 2020

Aîe, aïe, aïe, je me retrouve emportée dans une spirale dont je ne peux pas m'extirper.
Chaque jour, vous venez alimenter mon orgueil en me disant apprécier mes bafouilles.
C'est encore le cas avec Monique qui vient de me faire un petit coucou bien sympathique tout en me demandant de lui citer deux pays lusophones !
J'en étais incapable sans l'aide du Petit Robert !
Bon revenons à nos moutons avec une chronique vezinoise.
Charency-Vezin a connu des années prospères avec la présence de plusieurs commerces, d'un bureau de poste, d'une annexe de la Caisse d'Epargne, d'une gare et même d'un médecin.
Il ne reste plus qu'un seul café et une agence postale installée à la mairie.
Le nom des rues nous rappelle ces belles années.
La rue de la Poste par exemple ou la rue de la Gare.
Autrefois, la première nommée s'appelait rue Perdue, la poste se trouvant dans la Grand'rue.
L'histoire commence en 1862 lorsque le Conseil Municipal accepte la création d'un bureau de distribution de lettres.
Les tractations sont longues. Le bureau verra finalement le jour en 1881.
En 1968, le bureau est transféré dans la rue Perdue qui deviendra ainsi rue de la Poste.
Au fait, pourquoi donc une rue Perdue ?
Je n'ai pas la réponse.
A l'origine, avant l'arrivée du chemin de fer, elle ne menait nulle part, c'est peut-être la raison.
En 2006, malgré l'effort des Vezinois, la poste ferme et devient une agence communale.
Sur la dernière photo, vous ne pouvez pas rater l'emplacement de la poste, la façade portait ses couleurs !
Un particulier a divisé le bâtiment en plusieurs appartements et changé, fort heureusement, la couleur de la façade !
Yvette a fait toute sa carrière de postière à Vezin.
Elle connaissait toutes les familles, des grands-parents aux petits-enfants.
Le courrier arrivait toujours à destination.
Aujourd'hui, quand la postière commence à s'habituer à sa tournée, elle est aussitôt déplacée.

Mercredi 6 mai 2020

La petite Moreau a immédiatement réagi en me rappelant sa rencontre avec une chauve-souris jaune qu'elle avait faite autour du plan d'eau un soir d'été ...
Nous sommes à égalité en ce qui concerne nos petites moqueries dites sans aucune méchanceté !
Ma petite Marie, pas de page patrimoine aujourd'hui.
Désolée Françoise, la conversation a peu d'intérêt ce matin.
Je me répète souvent mais c'est aussi tellement précieux d'être entourée par des personnes de confiance, en un mot des amies.
Non seulement Jeanne-Marie me fournit la matière pour remplir mon potager mais là voilà qui alimente aussi cette page.
Immobilisée dans un fauteuil, Jeanne-Marie a réouvert l'album de cartes postales anciennes.
Mais comment a t'elle fait son compte pour chuter ?
En glissant près des pieds de rhubarbe, le sien n'a pas suivi la glissade, le péroné est cassé !
Dédé se met aux fourneaux et fait le ménage. Pour le jardin, c'est plus compliqué.
C'est Thérèse qui reprend le flambeau avec les fleurs dans son jardin et les légumes dans le jardin de Jeanne-Marie.
Mais comment fait-elle pour avoir une telle énergie !
Son jardin est une merveille.
Georgette est aussi dans le potager mais, tout comme Danièle, elle confectionne des masques en soirée.
Naturellement, elle connaît bien les Vezinois et la voilà qui se met à m'envoyer des masques en mentionnant le receveur.
On avait des tee-shirts avec le logo de l'An 12, elle nous a préparé trois masques avec le même logo !

Mardi 5 mai 2020

Revenons à l'album des amis ou des hôtes !
Elle fait partie des piliers de l'An 12.
Nous avons le même âge.
Nous partageons la même passion de la nature.
Avec un avantage, elle connait pratiquement toute la flore sauvage.
Nous n'imaginons pas la vie sans un brin de folie.
Vous pouvez vous retrouver à plusieurs dans cette description !
La première lettre de son prénom vaut 10 points au scrabble.
Prénom qui lui convient à merveille puisqu'il vient de viola ou violette.
Elle porte le même prénom que la Moreau.
On ne peut rien lui reprocher si ce n'est sa naïveté tellement naturelle !
Ses amies sont tout autant délicieuses.
Nadine l'accompagne depuis 2012.
Elle peut me remplacer au pied levé.
C'est d'ailleurs ce qui lui est déjà arrivé.
Elle connaît les chemins vezinois mieux que moi.
Elle n'a qu'un seul défaut.
Quand elle marche, elle se prend pour une automobile et respecte tous les panneaux routiers ...
Elle fait ainsi des détours invraisemblables ...

Lundi 4 mai 2020

Je vous emmène à la messe ce matin.
En fait ce n'est plus vraiment possible.
Les offices religieux se font rares, à Vezin comme dans les autres petites paroisses.
On va donc juste faire une visite superficielle de l'édifice.
Et revenons d'abord à ses origines.
L'église se trouvait autrefois à Charency où les habitants demeuraient.
Le territoire de Vezin n'était occupé que par une seule ferme qui se nommait La Voisine.
En hiver, les inondations de la Chiers empêchaient toute communication entre les deux entités.
En 1802, l'église, risquant de s'écrouler à tout moment, est interdite au culte.
Après de multiples tracasseries, malfaçons et un manque de moyens financiers, la nouvelle église deviendra opérationnelle 29 années plus tard !
Elle est bénite solennellement le 26 décembre 1831 et Sainte Hélène devient sa patronne.
Les cloches ont été détruites par les Allemands en 1917 et remplacées en 1929.
L'une se nomme Victoire, la seconde Thérèse de l'enfant Jésus et la troisième Hélène.
Elles ont été électrifiées en 1953.
Fini le métier de sonneur, finis les jeux interdits mais tellement rigolos, comme celui de s'accrocher à la corde en mouvement pendant la sonnerie ou se confronter au grimpé de corde ...
L'abbé Jean-Louis Jacquot a été le dernier prêtre à loger sur place au presbytère.
Il a rayonné sur tout le secteur par son charisme et sa bonhommie naturelle.
Jean-Louis est aussi à l'origine de nombreuses restaurations, notamment dans l'église de Grand-Failly et bien sûr celle de Vezin.
C'était l'époque où les enfants se bousculaient pour être enfant de choeur !
Et le café, juste en face, faisait une belle recette le dimanche midi !
Le carillon, fort heureusement, nous sort du lit à 7h et nous prévient de l'heure de l'apéro à 19h !
Il arrive que mes hôtes s'en plaignent. C'est pour moi ce qui me manque le plus quand je suis en Asie !
Le dimanche midi, la grande volée apporte une note joyeuse dans tout le village qui s'entend même dans les villages environnants, surtout en cette période !

Dimanche 3 mai 2020

Dur dur de rester confiné quand je vois mes enfants faire de longues promenades.
Aujourd'hui, ils partaient pour la journée à la montagne au nord de Tokyo .
Même constat à Singapour, Vincent ne doit pas sortir avec une attestation et sa carte d'identité.
La quatrième photo n'est pas prise dans mon jardin mais dans celui de Jean-Luc à Saint Urbain.
Je ne suis pas plus bavarde ce matin. Je poursuis la peinture.
Jeannot m'apporte un coup de main salutaire.

Samedi 2 mai 2020

Je continue à tourner les pages de l'album des hôtes de l'An 12.
J'étais avec Christine et Michel, des Normands de Cabourg, hier matin.
Christine garde un moral d'acier.
Tous les Lorrains et Lorraines qu'elle connaît l'embrassent.
L'après-midi je suis allée en Bourgogne.
Disons plutôt que j'ai papoté un long moment avec un Bourguignon.
J'en ai oublié le boeuf bourguignon sur le feu, il a mijoté 5h. La viande fond dans la bouche ...
La première fois que Jean-Louis et Annick sont arrivés à l'An 12, ils revenaient de Sery, dans les Ardennes et retournaient chez eux à Sery dans l'Yonne.
Jean-louis était alors le premier magistrat de la commune de Sery qui était jumelée avec la commune ardennaise.
L'endroit leur a plu. La patronne aussi, même avec son fichu caractère ...
Jean-Louis pouvait surveiller le va-et-vient des agriculteurs en restant dans le jardin.
Il a vite remarqué le matériel conséquent de Damien !
Jean-Louis est agriculteur, aujourd'hui retraité.
Ils sont ainsi revenus chaque année, une fois avec leur petit-fils Rémi.
Ils en profitaient pour aller passer une journée chez les amis Ardennais.
Jean-Louis a battu la campagne vezinoise avec André et a bien cru qu'il allait rater la cantine, on sait quand Dédé s'en va, on ne sait jamais quand est-ce qu'il reviendra !
Comme beaucoup d'habitués, ils ont sympathisé avec mes amies.
Ne dit-on pas : Les amis de mes amis sont mes amis.
Jean-Louis n'est pas un gringalet et la voix est aussi forte que le bonhomme !
Il ne faut pas se fier aux apparences, Il n'y a pas plus gentil et pas le moins du monde rancunier ...
Il consulte ma bafouille quotidienne chaque matin et du coup, je passe deux heures sur ce bureau au lieu de 15 mn pour vous divertir 5 mn !
Et comme le PC est aussi versatile que sa patronne, les photos résistent et ne veulent pas non plus rentrer aussi facilement dans les cases que je leur impose ...

Vendredi 1er mai 2020

Et si je me remémorais les bons moments partagés avec mes hôtes ?
J'ouvre l'album aux souvenirs.
Tiens qui voilà ? Christine et Michel !
Nous nous sommes rencontrés il y a une dizaine d'années et nous nous retrouvons depuis lors deux fois par an pour partager des moments bien agréables.
Que d'évènements, que de visites, que de bonnes tables au restaurant ou chez les copines !
Au printemps 2013, nous écoutions Barzingault dans un troquet à Montmédy.
A l'arrière saison, Danielle, ma belle-soeur, nous faisait découvrir les richesses patrimoniales de Metz tout en nous faisant profiter de ses qualités indéniables aux fourneaux.
Expérience renouvelée en 2017 avec cette fois la visite guidée de l'église de Sillegny et ses peintures murales exceptionnelles et même constat pour la table !
Jamais deux sans trois, Michel a commandé une sculpture à Marc. Voilà une bonne excuse pour y retourner.
Christine et Michel, c'est Bruxelles avec le train, ce sont les Champs de bataille de Verdun ou bien encore les Vieux Métiers d'Azannes.
Christine nous a permis de découvrir et de déguster les chocolats de chez Edouard.
Michel nous a emmenées en Allemagne.
En cette période, on ne parle que des ravages du Covid 19.
On oublie que l'on peut aussi se battre contre d'autres maladies.
Christine peut en parler en connaissance de cause.
Son optimisme lui permet de gagner la partie mais la bestiole est encore plus sournoise que ce virus qui pourrait d'ailleurs être plus discret chez les médias.
Les infos du moment ne sont pas faites pour remonter le moral à ceux qui en auraient grand besoin.
Christine, ne les écoute pas ! Nous attendons ton retour triomphal à l'An 12.
Je garde une bouteille de Pinot Gris des Côtes de Meuse et tant pis si on roule sous la table ce jour là !!
Pour l'instant, je t'offre ces brins de muguet.

Jeudi 30 avril 2020

Je vous propose de rester sur la place du 132e RIF, dont je vous parlais hier, et de vous tourner vers le Monument aux Morts.
La première photo est une carte postale datant de 1920.
Quatre arbres majestueux trônaient sur la place. Des tilleuls ?
Le Monument ne se trouvait pas encore à cet endroit.
On peut remarquer l'abreuvoir posé devant un muret en pierre et au fond une fontaine aujourd'hui disparue.
Les massifs de fleurs dont je vous parlais la semaine dernière sont posés à l'emplacement du lavoir.
La seconde photo est prise dans les années 70.
Normalement, d'après mes renseignements, c'est le propriétaire du café, Gerard Ferry, en compagnie de Nathalie, sa petite fille.
Le Monument est déplacé au centre de la place.
Le muret est ouvert pour laisser place à un large escalier.
L'ensemble reste harmonieux.
On rencontrait souvent du monde adossé au muret. Ils pouvaient à leur aise surveiller les allées et venues au café !
La troisième photo est prise en avril 1989.
La municipalité célèbre en grandes pompes le bicentenaire de la Révolution.
Les enfants des écoles vont planter un arbre. Vincent, 6 ans, est le dernier de la file avec Amandine à ses côtés.
Etienne Courgibet est le porte-drapeau.
Peu de changements par rapport aux années 70.
La dernière photo date d'hier soir.
Les murets ont disparu pour ouvrir entièrement la place dans les années 90.
Le Monument est pratiquement adossé à la maison au fond.
La place a probablement perdu tout son charme.
Les pavés résistent mal aux années et de nombreuses marches sont cassées.
Elle a pris le nom de Place du Souvenir Français.
Des vasques, récemment fleuries, redonnent un peu de cachet à l'ensemble un peu tristounet et surtout manquant d'entretien.

Mercredi 29 avril 2020

Je n'oserais plus ne pas venir vous saluer chaque matin.
Ne serait-ce que pour Monique, Danielle, Christine et les quelques autres, amis ou hôtes.
En cette période, il y a peut-être des lecteurs ennemis. Je les ignore.
Je n'ai pourtant que des banalités à vous dire puisque l'An 12 fait maison close !
Ne vous précipitez pas, il n'y a pas de lanterne rouge, j'ai même éteint les projecteurs avant justement de me retrouver dans le rouge ...
Je me méfie un peu de mon humour à 4 sous, il n'est pas toujours perçu comme il faudrait.
Passons à des commentaires plus sérieux.
La première photo est une ancienne carte postale datant de l'occupation allemande en 1914.
J'ai pris la seconde hier soir.
En mémoire du Régiment d'Infanterie présent à Charency en 40, cette place se nomme Place du 132e RIF.
Les deux dernières sont prises dans mon jardin.
C'est vraiment un pur bonheur d'y flâner au petit matin ou dans la soirée.
Le reste du temps, je me pose sur les volets en bois tout en fulminant contre ces petits marquis qui nous imposent des efforts tout en se contredisant chaque jour.
Pour le moment, je n'entre pas dans le moule et je ne me résigne pas aussi facilement ...

Mardi 28 avril 2020

Bon anniversaire Georgette !!!
Personne ne pourra nous empêcher de remplir nos verres mais les bulles seront moins pétillantes à distance ...
Je suis allée chercher de la lasure à Longuyon.
Je ne me sentais pas très à l'aise.
Je me suis empressée de quitter cet endroit rapidement.
D'habitude, j'aime assez flâner dans les magasins de bricolage.
Ce n'était pas le cas il y a 30 ans, c'était pratiquement la seule sortie que Miro me proposait !
Nous rénovions la maison Courbariaux qui est devenue l'An 12.
Nous avions toujours besoin de matériaux.
Aujourd'hui, les rôles sont inversés !

Lundi 27 avril 2020

Après les volets, c'est au tour des grilles d'être rafraichies.
Il reste encore le portail et j'en aurai terminé avec la peinture blanche.
Les volets en bois sur le pignon méritent eux aussi une couche de lasure.
En moins de deux, Jeannot les a décrochés puis poncés.
Y'a plus qu'à !
Il y a des moments où j'aurais bien envie de déclarer forfait.
Je n'ose pas regarder l'état des volets sur ma maison ..
J'arrive bientôt à saturation.
Comme beaucoup d'entre vous je suppose.
Je n'aime pas obéir à des règlements absurdes.
Et en ce moment, on est particulièrement gâtés dans le domaine de l'absurdité.
Fort heureusement, le petit tour matinal au jardin, quand Vezin dort encore, est à lui seul vivifiant.
Les photos ne sortent pas de mon jardin mais de celui de Jean-Luc et Marie-Louise, mes correcteurs d'orthographe.
Ils demeurent en Bretagne à deux pas de Landerneau.

Samedi 25 avril 2020

En exagérant un peu, on pourrait comparer certains sites Vezinois au site d'Anghor au Cambodge !
Ici, les racines des arbres emprisonnent les murs, les fortins et les murets des chènevières d'autrefois.
A Siem Reap, sur le temple Ta Prohm, les racines des arbres s'entrelacent entre les pierres.
Tant qu'on y est, exagérons aussi du côté de nos forêts.
Elles sont bien aussi mystérieuses que les vastes forêts de Cameroun Highlands en Malaisie.
Elles ont un avantage ici.
On ne peut pas tomber nez à nez avec un serpent ou un singe ni même se perdre réellement.
Le bois Lagrange a tout de même une superficie de 210 hectares, c'est une forêt domaniale.
Bien des chemins ont disparu, d'autres sont créés.
On pourrait donc y perdre le nord.
On se retrouve cependant assez vite sur le plateau de la Presle, à Flabeuville ou le long de la voie ferrée.

Vendredi 24 avril 2020

Ce matin, je vous invite à suivre Frasiak dans les rues de Charleville.
Connaissez-vous ce poète de la famille de Béranger, Ferré et même Yves Jamait ?
C'est un plaisir de l'écouter, c'est encore mieux quand on peut le lire.
Eric Frasiak a grandi dans les Ardennes, il vit maintenant à Bar-le-Duc en Meuse.
Il a d'ailleurs fait les mêmes éloges de la préfecture meusienne.
Il met en valeur notre région qui se nomme désormais Le Grand Est.
Sa chanson "Charleville" donne envie de s'y rendre.
Allons-y virtuellement ...
Charleville se trouve à moins de 100 km de Charency. Nancy, notre préfecture, est à 150 km.
C'est la capitale de la marionnette.
C'est pour cette raison qu'Huguette et Jean, des Bretons de Rennes, sont arrivés à l'An 12 la première fois.
Le fils de Jean était étudiant à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette.
Huguette nous a égayés bien des soirées avec les notes de son accordéon !
Charleville dégage une atmosphère particulière avec l'âme de Rimbaud dans son musée et sa maison qui est devenue La Maison des Ailleurs.
Arthur Rimbaud a flâné le long des rives de la Meuse pour écrire Le Bateau Ivre.
L'Ardennais est quelqu'un de bien, un peu rude comme le sanglier, le symbole du département.
En réalité, il a beaucoup de similitude avec le Lorrain !

Jeudi 23 avril 2020

De multiples BRAVO ...
Chaque jour une nouvelle chronique, très variée
Une série de photos actuelles (comme ce mercredi, le champ de Colza)
La découverte de toutes les particularités agréables et moins sur l'entité "Vezin-Charency".
On pourrait dire ainsi, mais cela sonne peut-être moins bien.
L'immobilisme des gens, il faut aller vers eux... aucune démarche personnalisée de leur part.
(sauf typiquement français : "je râle")
Tu pourrais faire un petit livret chaque année avec les chroniques, les plus marquantes, les plus rigolotes, la vie au village.
Ou alors rien qu'un petit livret se rapportant à tous les lieux connus ou moins connus du village, faire un calendrier avec tes belles photos etc...
Bonjour à tes deux couseuses Georgette et Danièle.

Le message de Monique est arrivé de Belgique au bon moment.
Juste après, je recevais de sévères remontrances en me rappelant les règles du confinement.
Marcher ou courir dans un rayon de 1 km maxi. Pas de vélo.
Demain je ferai 10 fois le tour du pâté de maison ...
Ne pas travailler à l'extérieur de chez moi.
Je ne brosse plus les caniveaux et je ne tondrai plus la pelouse proche de ma maison.
Je suis obligée de stopper la remise en état des massifs présents sur la commune.
Quelle tristesse !
Il est temps de repenser à mes hôtes. Eux au moins me comblent de bonheur !
Merci mille fois Monique.
Les deux premières photos sont de Dominique.
Pourquoi Varennes-en-Argonne, allez savoir ....

Mercredi 22 avril 2020

Georgette apporte un coup de main à Danièle tout en restant à Bettainvillers.
Elle lui envoie ce matin une quizaine de masques.
Il nous faut juste connaître les besoins des Vezinois.
Le mieux sera tout simplement de leur demander directement.
L'immobilisme est contraire à mon état d'esprit ...
J'avais oublié que mon vélo avait des vitesses.
Je n'arrivais plus à grimper les côtes même avec le turbo.
Un constat quelque peu amer ...
Il est impossible de quitter Vezin sans devoir grimper.
Le lendemain, j'ai réalisé que j'avais un dérailleur.
Quel soulagement en montant la côte d'Urbule.
Je pouvais grimper tout en restant en mode éco !!
La dernière photo est moins plaisante : c'est ce que je ramasse à peu près chaque jour sur à peine 1 km.

Mardi 21 avril 2020

Danièle a déjà réalisé une cinquantaine de masques.
Aurélie Neveu et Sandra Meder se mettent aussi au service des habitants.
Il suffit de demander à l'une des trois pour vous protéger.
Le plus compliqué est de mettre les habitants au courant de toutes ces initiatives.
Les deux premières photos vous indiquent comment on raccroche les volets à l'An 12 !
Il faut pas moins de trois costauds et le manuscopique !
Dédé est au volant, un peu stressé, mais il n'a pas perdu la main.
Yves le téméraire est dans le godet et Jeannot réceptionne les pieds bien sur terre !
Le village dispose depuis de nombreuses années de massifs entourés d'une jolie murette en pierre.
Ils n'étaient plus entretenus.
Après celui de la rue sous l'Orme, j'ai nettoyé celui à l'entrée du village près de l'ancienne usine.
J'ai ressorti une poubelle entière de liserons.
Nicole va se charger de le remplir en fin de semaine.
La dernière photo est prise à Epiez.
Tout comme à Vezin, un habitant joue chaque soir une nouvelle mélodie.
Les voisins sortent sur leur pas de porte et profitent d'un moment de plénitude.

Lundi 20 avril 2020

Arrivera-t'on un jour à ne plus jeter n'importe où tout ce qui nous gêne ?
Je poursuis le ramassage des cannettes le long des routes, voire dans les champs de céréales.
Je peux recommencer chaque jour en repassant au même endroit !
Je n'ai pas trouvé le cimetière des éléphants mais celui des pneus !
Il est situé dans un fort de la Ligne Maginot, le long de la route qui va de Villers-Le-Rond à Othe !!
Autre mauvaise surprise, à la Croix Raulet cette fois.
Un rassemblement festif devait avoir lieu dans la nuit de samedi auprès de la Croix.
Les braises étaient encore chaudes quand j'y suis passée.
Les fêtards ont par contre oublié de reprendre les contenants.
Ils ont dû s'amuser à faire fondre les bouteilles, en ont cassé quelques unes.
Ils ont oublié le carton d'emballage ..
Je suis remontée avec des gants et j'en ai profité pour embellir le bac posé devant la croix.
L'endroit, qui se trouve sur le territoire d'Epiez, est plutôt agréable.
C'est un lieu de promenade pour les Vezinois qui grimpent la côte d'Urbule et redescendent par Epiez.
Décidément, je ne suis pas très optimiste dans mes bafouilles.
Vous me manquez probabement.

Dimanche 19 avril 2020

Jeannot est enfin venu me seconder dans la peinture des volets.
Ce qui m'a permis de poursuivre les plantations et de ressortir le vélo électrique !
Je suis absolument seule au cours de mes balades alors que les barbecues ont repris du service.
Il me reste aussi du temps pour glaner des informations hors des sentiers battus.
Le terme convient bien à la balade d'hier !
Un chemin est complètement obstrué par des arbres tombés dans le bois de La Lairesse entre Vezin et Velosnes.
J'ai dû porter le vélo à plusieurs reprises et traverser des épines !!
Je suis largement récompensée de mon acharnement.
Des bancs d'orchidées poussent ici et là dans des endroits où je n'en avais jamais trouvé auparavant.
Quand le parcours devient plus serein, je médite les citations de Gandhi.
"La désobéissance civile est sacrée quand l'état est corrompu"
Danièle poursuit la couture et livre des masques aux habitants qui lui demandent.
Georgette fait de même de son côté.
A Montmédy, Anne-Lise coud des sur-blouses pour les aides-soignantes.

Samedi 18 avril 2020

Le livre écrit par Guy Gobert "Charency-Vezin, d'hier à aujourd'hui", écrit en 2008, est une mine d'informations inépuisable !
Guy était passionné par l'histoire et par son village.
Les échanges que nous avons pu avoir n'en finissaient jamais.
Seulement, le travail m'appelait et les heures m'étaient comptées.
Je me délecte en ce moment avec les noms des lieux-dits et des chemins communaux.
En voici un petit aperçu.
Je n'ai pas pris le plus court chemin pour me rendre au plan d'eau de Marville.
Je quitte le village en direction du Haut Guerla, où se trouve mon verger puis je rejoins la voie de Failly pour aboutir à La Presle.
J'aperçois les hangars de Damien posés Devant le Beloux. Je ne reste pas longtemps sur la départementale.
Me voilà sur le chemin de Marville.
Je longe Le Rond Buisson puis cette fois le Fond de Beloux
J'entre sur le secteur de Villers-le-Rond.
J'ouvre et referme derrière moi les barrières élevées pour stopper l'épidémie de la fièvre porcine.
Le plan d'eau apparaît après une longue descente.
L'endroit est pratiquement désert et magnifique.
Je le longe un moment avant de remonter le long de la lisière du bois de Marville.
Je laisse La Hinier, devenue la ferme des Aneries à ma gauche.
Je passe près de La Vieille Lucie, La Pierre Trouée , Le Cul des Vaux et je me retrouve au Fond de Beloux et sur le chemin de Marville.
Les jambes commencent à fatiguer. Damien et son camion arrivent à point !
Il vient d'aller livrer du bois à Rupt-sur-Othain.
Il fera une seconde livraison à mon domicile ...
Les photos sont pour Yolande ou Georgette afin qu'elles me donnent le nom de ces plantes !
..... Quelques heures plus tard ...
Les copines ont apporté le même constat : c'est du lamier blanc et du lamier pourpre.
Ils n'ont pas les mêmes propriétés dit Georgette qui n'utilise que les plantes pour s'entretenir.
Et le résultat vaut la peine ...

Vendredi 17 avril 2020

Il est temps que je m'isole un peu en forêt ...
Il m'arrive parfois de ne plus avoir confiance en l'être humain.
Normal, les copines ne sont pas vraiment à mes côtés !
Pourtant hier encore, Thérèse m'a donné du thym, de la ciboulette et un pied d'oseille pour remplir un des trois petits massifs.
Celui-là sera consacré aux plantes aromatiques et il profitera ainsi aux riverains.
Michaël avait arrosé ce que je j'avais planté la veille.
Anne-Marie m'a proposé une quinzaine de dahlias pour remplir le troisième massif.
Ben alors, qu'est-ce que je raconte ? Qu'il y a des gens formidables !
Par-contre, si je fais le tour du village, je m'aperçois que tout est délabré.
Le matériel est abîmé et abandonné.
Le corps de garde, un joli petit bâtiment communal situé entre les deux rivères, est tagué et sert de déchetterie à l'arrière.
Je n'ose pas imaginé l'intérieur ..
Cerise sur le gâteau : l'entreprise, qui pose actuellement la fibre, dépose tous ses détritus dans la cour de la mairie !
Il est vrai que l'endroit ressemble plutôt à une décheterie.
Il n'y a pas si longtemps, les petits du centre aéré profitaient d'une belle balançoire, de la pelouse et du bac à sable. Le préau leur servait d'atelier.
Cet endroit était la cour de récréation de l'école avant qu'elle ne migre au château Claires-Fontaines.
Le travail de réhabilitation est colossal et certains habitants en rajoutent en créant un dépôt d'ordures devant leur habitation.

Jeudi 16 avril 2020

Si je pouvais marcher au côté de Yolande, je pourrais donner un nom à toutes les merveilles de la nature.
J'ai trouvé la plante sur la première photo entrain de s'épanouir dans un fossé.
Je l'ai comparée à un hortensia qui est au même stade de floraison dans mon jardin.
Quant au tapis de petites fleurs jaunes le long d'un chemin, ce sont peut-être des ficaires.
Yolande me disait justement qu'elle trouvait ces fleurs sur les chemins dans la région d'Aywaille.
Je peux tout de même reconnaître les violettes, les coucous et les pervenches !
Jeanne-Marie a rempli le coffre du Berlingo, j'ai rempli un massif !
Dommage que cet endroit soit entouré de véhicules !

Mercredi 15 avril 2020

J'oublie à peu près systématiquement de prendre une photo avant travaux.
C'est encore le cas des petits massifs qui étaient devenus inexistants ou du moins recouverts de pissenlits.
Ce n'est pas terminé mais les volets attendent eux aussi mon intervention ...
En allant prendre l'air, j'ai aperçu un immense coquelicot qui poussait au milieu des colzas !
Intriguée, je m'en suis approchée ..
Vous le reconnaissez ?
Je revendique mes origines paysannes, pourtant je n'y connais pas grand-chose dans le domaine agricole.
Quoique ..
Le colza souffre actuellement. Les gelées tardives ne lui font pas de bien.
La sécheresse est elle aussi en partie responsable.
Aussi, les colzas ne sont pas aussi éclatants qu'ils devraient être.
Les méligèthes - eh oui, j'ai quitté Damien un peu moins bête - ne semblent pas avoir fait trop de dégâts.
Ce minuscule coléoptère est attiré par le jaune. On en trouve aussi dans la fleur de pissenlit
Il pond sur le bouton floral du colza et entraîne ainsi son avortement.
Plus tard, il devient moins nocif en devenant pollinivore.
Damien se méfie aussi du charançon des tiges à la fin de l'hiver.
Sa larve migre dans la moelle de la tige et la fait éclater.
Quant au charançon des siliques, il se nourrit tout bonnement des boutons floraux de la plante.
Pas toujours facile le métier de paysan !
Heureusement, Damien veille au grain !

Mardi 14 avril 2020

J'ai entrepris la remise en état d'un massif situé dans la rue sous l'Orme à l'emplacement de l'ancienne fontaine.
C'est en fait un ensemble de trois petits massifs délimités par un joli muret en pierre.
Jeanne-Marie a tout ce qu'il faut pour le remplir : orpins, verges d'or, asters, dahlias nains et citronnelle.
Entre deux volets à peindre, retourner la terre devient un moment de détente !
L'employé communal reprend du service ce matin.
Il sera pratiquement confiné au château Claires Fontaines, l'école maternelle du village est au milieu d'un parc.
Il ne risque pas de croiser beaucoup de monde au sein de la propriété.
Danièle poursuit la réalisation de masques. Les amis en profitent.
Tous les Vezinois pourraient vite être protégés et protéger les autres à cette allure.
Et tant pis pour le chemisier que Danièle était entrain de se confectionner !
Si Georgette était dans les parages, elle se serait volontiers mise aux fourneaux pour proposer des repas à toutes les personnes intéressées.
J'ai des copines réactives et toujours prêtes à rendre service quand c'est nécessaire.

Lundi 13 avril 2020

Roland s'en est allé sans faire de bruit.
Voilà Roberte bien désemparée mais sa façon de porter un regard positif sur chaque évènement de la vie va l'aider à poursuivre le chemin.
La famille Valade fait partie de l'histoire de l'An 12.
Ils viennent y fêter les heureux évènements depuis plus de 10 ans.
Nous nous retrouverons pour partager des moments toujours bien agréables.
Danièle passe une grande partie de son temps devant la machine à coudre.
Elle essaye un nouveau patron, je parle de couture, Danièle est son propre patron !
Charline lui a apporté du tissu, Chantal les élastiques. Y'a plus qu'à !
Le fonctionnement d'une machine à coudre reste pour moi un mystère.
Je vais plutôt poursuivre la peinture ...
Les colzas sont en fleurs !
Sur la quatrième photo, ils sont bien protégés !
Sauf que l'on n'entend plus du tout parler de la fièvre porcine ...
Drôle de monde !

Dimanche 12 avril 2020

Bonnes fêtes de Pâques à vous toutes et à vous tous.
Pas de confinement au Japon.
Thierry est parti en randonnée avec la famille en montagne.
Pas de confinement à Singapour même si les règles se sont durcies.
Les plaines de jeux sont fermées et les bancs publics sont interdits.
Les restaurants et cafés sont eux aussi fermés et il est impossible d'entrer dans un centre commercial sans masque.
Le petit Théo peut sortir et foncer sut les trottoirs avec la trottinette.
Les parents ne m'ont pas envoyé la photo adéquate ...

Samedi 11 avril 2020

Charency-Vezin disposait de plusieurs fontaines alimentées naturellement par de nombreuses sources.
Certaines ont disparu bien avant d'être archivées par la commune comme Cugnet-de-Rond dont on ignore même l'emplacement.
D'autres ont disparu plus récemment comme celle de la rue sous l'Orme.
Celle-ci a été malheureusement rasée lors de la réfection de la place.
Cette fameuse place est bien vilaine aujourd'hui mais c'est trop tard, on ne revient pas en arrière d'où l'importance de concertations dans un conseil municipal.
Mais revenons à nos fontaines.
La fontaine de Coquibut est toujours en place, même si elle a triste mine.
Mais pourquoi donc Coquibut ?
Autrefois, avant que la rue Coquibut n'existe, il y poussait en cet endroit boisé des coquibieux ou anémones Coque-lourde.
Les enfants s'en servaient pour teindre les oeufs de Pâques en violet.
La fontaine du Petit Vezin, probablement la plus ancienne et la plus discrète, est située près des étangs Vezinois route de Velosnes.
Elle est devenue pratiquement inaccessible.
La fontaine de Cunédron a quitté le domaine communal en 1976. Elle est devenue l'habitation du gérant des étangs situés sur la route de Villette.
On trouvait aussi un abreuvoir dans chaque quartier.
Le bétail s'y attardait en revenant à l'étable.
Ceux-là aussi ont disparu.
Les années 80 ont défiguré le paysage avec de nouveaux matériaux si faciles à utiliser.
Ils n'ont pas la chaleur de notre pierre dorée et sont souvent moins résistants.

Vendredi 10 avril 2020

Mes promenades en solitaire sont des plus salutaires !
Je traverse le village avec un masque réalisé par Danièle pour calmer les éventuels délateurs.
J'emprunte certains chemins pour la première fois !
Je traverse les champs, la terre a la consistance du béton.
Au pied du cimetière militaire, Nicole oeuvrait dans ses ruches.
J'ai voulu m'en approcher. Quelle erreur !
Mon visage, déjà amoché, se rapproche ce matin de celui de Quasimodo ...
J'ai utilisé la centaine d'escaliers pour atteindre le sommet de la pelouse calcaire et le coeur des Vezinois.
Si cet organe tombe en panne, la population est privée de télévision.
Je ne pourrais pas donner l'alerte !
Certains associent cette absence de petit écran à une sorte de déficience...
Pour ma part, je pense que c'est une chance !
Je reste pourtant connectée à l'actualité, je la choisis, c'est tout.
Les randonnées des trois mousquetaires risquent d'être écourtées lors de la reprise.
Danièle et Georgette n'osent pas se balader seules.
Au retour de ces belles évasions, les jambes sont un peu fatiguées mais pas les bras !
Je poursuis la peinture sur les volets.
Le résultat n'est pas franchement concluant mais les tâches de rouille sont dissimulées.

Jeudi 9 avril 2020

J'ai rencontré le boulanger de Montmédy au moment où il venait recharger le distributeur de pains.
Il en est à sa huitième machine !
La dernière en date vient d'être installée à Epiez-sur-Chiers.
La première distribution arrive avant 4h du matin. La seconde à 8h30.
Le distributeur est rempli de nouveau 1h plus tard au retour de sa tournée à Allondrelle-Lamalmaison.
Un dernier remplissage a lieu dans l'après-midi si nécessaire.
Le boulanger en question trouvait que le village était joli.
J'ai été un peu étonnée mais, après réflexion, j'ai trouvé qu'il avait raison.
Vezin se blottit autour de l'église, Charency s'étend au soleil en dessous de la pelouse calcaire.
Le Dorlon intrépide s'assagit en retrouvant la Chiers entre les deux entités.
Quant à la campagne environnante, elle se métamorphose chaque matin !
Des étendues à perte de vue de cultures, puis des prés, quelques vergers délaissés, des petites haies sauvées du défrichage intensif où les oiseaux trouvent refuge.
C'est tout bonnement ma-gni-fique.
Je reste un peu plus sceptique pour le village.
Il est bien situé, plutôt aéré en comparaison des villages environnants mais que de chiens !
Dans chaque maison il y a un gardien qui rouspète à chaque passage dans la rue toute proche.
Je n'ose pas imaginer les concert d'aboiements en été.
Combinés à la fumée des barbecues, il va falloir rester confinés !!
Décidément, je vais me mettre tout le village à dos !
Il suffirait pour cela que je râle encore après les oisifs qui n'attendent rien si ce n'est l'heure du repas !
En attendant, je poursuis la barbouille.
C'est au tour des volets. Ils sont en fer et très lourds et il y en a 18 !!
Je ne sais pas encore comment je vais opérer pour ceux de l'étage.
A chaque jour suffit sa peine ...
Et profitons de ces moments de grâce que la nature nous accorde !

Mercredi 8 avril 2020

Le mirabellier est flamboyant !
Des hôtes y ont fait leur nid, probablement des pies.
Le printemps est en pleine effervescence.
La forêt s'habille de vert tendre.
Les hirondelles sont de retour et un petit lézard s'est vite faufilé sous une pierre en me voyant arriver.
Pouvoir profiter d'une telle merveille gratuitement, c'est du bonheur !
Dès que l'on commence à sortir le pot de peinture ou la lasure, il n'y a plus de fin.
Je maudis le fer forgé présent partout à l'An 12.
Pourtant en y regardant de plus près, on ne peut qu'admirer cette ferronnerie d'art.

Mardi 7 avril 2020

Il se passe des moments qui font du bien à Vezin.
Chaque soir à 20h, Guy sort de chez lui avec son tambour, Ghislaine le suit avec deux couvercles de casserole.
Chantal s'approche, une trompette à la main.
L'autre Chantal quitte son appartement pour quelques instants avec deux barres de métal pacifiques.
Stéphane du Rétro 132 lance le charivari !
Les voisins viennent sur le pas de la porte pour les encourager.
Il y a plus de deux mètres entre chaque musicien de fortune.
La fête commence et dure environ 3 mn.
Stéphane poursuit avec la Marseillaise et une version différente chaque soir.
Le bonheur est sur la place !
Je poursuis le rêve à la maison avec Frasiak et son concert en pointillé !
Il m'arrive aussi de suivre les souvenirs des Trois Cafés Gourmands ...

Lundi 6 avril 2020

Poursuivons la visite du patrimoine vezinois en restant devant le PC.
Nous ne savons que peu de chose sur la chapelle de Saint Cuny.
Je peux juste affirmer qu’elle n’a plus été ouverte depuis au moins 50 ans !!
La clef a disparu !
Ce pourrait être cependant un joli édifice.
Elle a été construite vers 1710-1715.
Elle est dédiée à St Cuny, probablement St Quirin.
Elle mesure 6,5m de long sur 5m de large et 4,5m de hauteur.
Son toit était à l’origine couvert en ardoises.
Aujourd’hui, il est recouvert de tuiles plates.
La porte d’entrée en plein cintre est surmontée par une pierre sculptée représentant un Christ en croix.
Ce sont probablement Marie et Marie-Madeleine qui sont agenouillées et peut-être l'apôtre Jean à côté du Christ.
La sculpture est surmontée d’un fronton renaissance.
A l’intérieur, au fond, on distingue encore un très joli autel qui devait être garni de diverses statues dont St Quirin.
L'édifice aurait juste besoin d'un petit rafraîchissement et d'un peu d'air frais !

Dimanche 5 avril 2020

A Singapour, Théo enfile sa première tenue d'écolier.
A Tokyo, les cerisiers sont en fleurs.
Mes enfants vivent au XXIème siècle
En France, nous appliquons des méthodes du XIXème !
Douce France, cher pays de mon enfance ...

Samedi 4 avril 2020

Si nous parlions Patrimoine ?
La municipalité vezinoise partage une histoire commune avec le 132ème Régiment d'Infanterie de Forteresse basé à Suippes.
Charency-Vezin se trouvant sur la Ligne Maginot, il fallait construire des fortins, dits ouvrages d'intervalle, entre les deux gros ouvrages que sont Fermont et Velosnes.
Le 132e RIF était chargé de ces constructions.
Durant toute cette période, le village fut un centre d'activité important.
La gare acheminait le matériel et les matériaux.
Ente 1930 et 1934, 5 ou 6 voies supplémentaires y avaient même été aménagées.
Des ouvriers civils ont également travaillé sur ces chantiers titanesques.
Le 10 mai 40, l'attaque allemande marque la fin des travaux.
Le 132e RIF commandé par le Colonel Blanchet défend le village et ses environs.
Le 11 mai, trois soldats ont été tués près de la casemate d'infanterie Mb 51 sous un bombardement aérien.
Sept autres ont été blessés.
Le 12 juin, la troupe doit se replier en affrontant de durs combats d'arrière-garde.
Le 25 juin 1961, un monument érigé devant ce blockhaus est inauguré.
Une plaque commémorative est posée sur la façade d'une maison où se trouvait le PC du colonel Blanchet.
Plusieurs Vezinois étaient incorporés au 132e RIF dont le grand-père de Damien.
La commune a gardé pendant de nombreuses années des liens amicaux avec le 132.
Une trentaine de militaires accompagnés de leur chien se déplaçait chaque année pour commémorer la victoire du 8 mai 45.
C'était un jour de liesse pour les Vezinois.
Le 132e RIF est devenu en 1977 le 132e Groupe Cynophile de l'armée de terre.
Il se nomme aujourd'hui 132e Régiment d'Infanterie cynotechnique (132e RIC)
Sa devise reste la même : Un contre huit.

Vendredi 3 avril 2020

Danièle s'est mise à confectionner des masques pour les personnes demandeuses.
Elle se met devant la machine à coudre en fonction des besoins.
Nous disposons déja toutes les deux d'un masque en tissu lavable qui protège avant tout nos interlocuteurs.
Je suis régulièrement en contact avec mes garçons.
A Tokyo comme à Singapour, le confinement n'existe pas.
Les habitants sont prudents. Il n'y a pas de rassemblement dans les rues ni même à l'intérieur.
Pas question de rester inactif à Vezin ni même à Charency !
Fabien a tondu toutes les pelouses communales sur deux jours.
Impossible de le reconnaître, il était recouvert des cheveux aux doigts de pied !
Charline a nettoyé le perron de la mairie sous l'oeil réprobateur de l'employé communal, confiné surtout par manque de matériel !
Les abords du conteneur à verres sont plus accessibles.
Je n'ai rencontré personne et je travaille seule.
Dans mon jardin, je suis plus proche de mes voisins !
Le Rétro 132, fermé pour confinement, soutient chaque soir les soignants en diffusant notre hymne national.

Jeudi 2 avril 2020

Nos dirigeants ignorent totalement le rythme de vie à la campagne.
En temps normal, il y a très peu de monde dans les rues.
Les Vezinois comme la plupart des ruraux sont dans les jardins ou devant la télévision.
Certains prennent un peu l'air avec le toutou pour le faire crotter devant chez le voisin.
Les marcheurs sont plus rares d'autant plus quand ils sortent en solitaire.
Je ne rencontre absolument personne durant mes sorties mais, par contre, je prends soin de mon moral en m'aérant !
L'employé communal étant confiné, certains futurs conseillers le remplacent au pied levé.
Damien a réalisé du beau travail sur le chemin des Grands Vaux.
La route était inondée lors des dernières pluies. Les fossés étaient devenus inexistants.
Il aurait suffi d'un gros orage et les riverains de la route de Velosnes se retrouvaient les pieds dans l'eau.
Les chemins défoncés ont aussi repris une belle allure grâce à du matériel conséquent.
Fabien, équipé d'un masque et de protections a tondu toutes les pelouses du village sauf celle à proximité de ma maison.
Il me faut deux minutes pour la tondre quand je suis en route avec la machine.
L'emplacement du conteneur à verres situé rue de la gare devenait presque inabordable.
Avec la combinaison Bridgestone, les gros gants de ski et le râteau à feuilles, je me suis mise à l'ouvrage.
J'ai rempli trois grosses poubelles et ce n'est pas terminé !

Mercredi 1er avril 2020

Mon PC vient juste de tomber en panne !

Mardi 31 mars 2020

Cette fois je suis vraiment à cours de nouvelles.
Vous avez reconnu les petites bestioles que j'ai sorties de terre en bêchant.
Ce sont des larves de hannetons qui se nourrissent des racines des plantes.
A peine repiqués, mes plants de salade avaient disparu l'an dernier, je connais l'auteur de ce larcin !
Les oiseaux, quant à eux, ont apprécié le menu du jour !
Les photos sont prises à Tokyo dimanche dernier.
Solan et Manon ont tout juste eu le temps de réaliser un bonhomme de neige alors que les cerisiers sont prêts à fleurir.
Les repas de plein air sous les Sakuras sont interdits cette année.
Les Japonais ne sont pas confinés mais ils évitent les rassemblements de masse.
Ici aussi le printemps nous émerveille chaque matin.
Les champs de colza vont bientôt illuminer la plaine de Vezin.

Lundi 30 mars 2020

Vous êtes quelques uns à suivre mes bafouilles. Je n'ai donc pas le droit de vous décevoir.
Dommage que je ne sois pas dotée de la même éloquence que Jean-Yves !
Je me surprends pourtant mais pas dans le même domaine !
Mon potager est bêché !
Et j'ai mis à peine une semaine avec des pauses d'une heure entre chaque quart d'heure de bêchage ...
Les paroles bienveillantes de mon père me reviennent toujours à l'esprit :
"C'est pas possible qu'une fille de paysan puisse bêcher aussi mal"
En fait le terrain ressemblait à des montagnes russes après mon passage ..
Promis papa, maintenant le potager retourné est bien plat !
Les puristes me reprocheront de retourner la terre.
Je suis de l'ancienne école et je n'ai pas le courage de créer un potager en permaculture.
Mais qu'est-ce que je peux bien faire durant la longue pause que je m'octroie ?
J'entretiens le salon de jardin. Le voilà comme neuf !
Ah oui une question.
Qu'est-ce donc que ce ver ou cette chenille qu'il m'arrive de trouver en terre ?
J'ai ma petite idée mais je n'en suis pas non plus très sûre.
Bonne nouvelle, les lombrics se portent bien et la famille est nombreuse !
La dernière photo est l'entrée de mon verger où je vais promener mon chien en peluche ...
Je vous souhaite une douce journée à l'abri du froid.

Dimanche 29 mars 2020

L’Agence Régionale du Tourisme Grand Est vient de créer une cellule de crise pour accompagner les professionnels du tourisme.
Et comment appellent-ils cette cellule ?
Strong together !!!!
A cette allure-là, on ne risque pas de devenir plus fort tous ensemble mais tout bonnement de faire disparaître la langue française.
Nos décideurs sont complètement irresponsables.
Je me replonge actuellement dans la littérature de nos aïeux.
Quelle envolée de mots !
Jean-Luc m'a envoyé le programme du certificat d'études proposé en 1930.
Je n'ai pas osé compter mes points de peur de me voir recalée !
Notre niveau dans bien des domaines baisse de génération en génération.
C'est bien dommage.

Samedi 28 mars 2020

Le classeur "Des hôtes poètes de l'An 12" est en grande partie remplie par les diatribes et les dithyrambes de Jean-Yves !
Ce casse-cou a logé à l'An 12 bien des années durant plusieurs semaines en compagnie de ses compagnons de voltige.
Vertical gérait et continue à gérer deux chantiers sur le secteur : les fortifications de Longwy et celles de Montmédy.
Vincent et Julien ont pris la relève après Roland.
Nous avons partagé des moments délicieux.
Accrochés à leur corde toute la journée et coincés dans leur baudrier, ils avaient envie de se défouler au retour.
Ils allaient courir ou pédaler avant de se mettre à table.
Je les ai suivis maintes fois.
Je me souviens du chemin dit des escaliers à Charency.
Pas facile à descendre, même à pied.
J'accompagnais Jean-Yves.
Il est arrivé en bas de cette pente raide avant même que je puisse grimper sur le vélo ..
Les "Vertical" sont tous sans exception de bons sportifs.
Ils séjournent à l'An 12 depuis 25 ans.
La seule différence aujourd'hui : je ne les accompagne plus à bicyclette ...

Vendredi 27 mars 2020

Ce soir je pense à nos poilus qui devaient se sentir bien seuls
Ça n’est pas super non plus de prendre de la fonte sur la gueule
Chaque jour plus que la veille, à entendre le tonnerre gronder
A s’en décrocher les oreilles, voyant tous les copains tomber
Leur restait-il un peu de larmes, d’humanité dans leurs pupilles
Quant on leur fit poser les armes pour retourner dans leur famille

Je regarde jouer les oiseaux
Aujourd’hui encore il fait beau

Que dire des victimes des camps, décimées dans l’indifférence
Et ceux qui revinrent pourtant, abandonnés dans leur souffrance
Ayant perdu parents, enfants, leurs nuits inondées de cauchemars
Et qui recommencèrent pourtant, tristes de garder en mémoire
Qu’un semblable n’est plus humain et ne connaît plus le remord
De voler un bout de pain ou de frapper pour son confort

C’est bientôt l’heure de l’apéro
Aujourd’hui encore il fait beau

Et quant en Méditerranée, à trente sur un bateau gonflable
On laisse des enfants se noyer dans une hypocrisie coupable
Ou quand un village tout entier meurt sous les bombes occidentales
Trop loin pour qu’on les voit tomber dans une brutalité banale
Comme la plupart je reste assis en pleurant sur mon impuissance
Même si je donnerais ma vie pour un peu plus de bienveillance

Sur mes épaules nul fardeau
Aujourd’hui encore il fait beau

Il nous suffit de presque rien pour pleurer sur notre triste sort
La moindre petite once de chagrin requiert des tonnes de réconfort
Une heure sans électricité, c’est la panique et la colère
Quand il suffirait d’allumer une bougie pour y voir clair
On a toujours la mauvaise vie, c’est tellement dur d’aller bosser
Mais quand on nous dit : « reste au lit », on trouve le moyen de râler

Un rapace plane là-bas au loin
Je crois qu’il fera beau demain

Jeudi 26 mars 2020

Je me suis quand même décidée à tondre la pelouse.
Je n'aime pas trop ces verbes pronominaux, ils sont sujet à commettre des fautes ...
L'herbe était couverte de pâquerettes et de primevères, je ne pouvais pas les couper avant leur défloraison.
Le portail, les grilles et les volets du bas ont bénéficié d'un bon lavage en pression.
Le moins marrant, du moins pour moi, reste à faire : la peinture.
La future équipe municipale reste confinée mais elle n'arrête pas pour autant d'étudier les améliorations à apporter dans la commune.
Quelques aménagements sans grand frais devraient améliorer la sécurité des enfants à la sortie de l'école.
Philippe, Patrick et Gilles se concertent régulièrement sur le sujet.
La mairie va être dotée d'un site internet qui facilitera la vie des Vezinois.
Sur ce projet, Guillaume est aux manettes.
D'autres desseins sont en gestation.
Ca risque de bouger dans les mois à venir !
Monique est démasquée, ce sera plus facile de la retrouver au milieu des carnavalières !
Merci pour ces belles photos.

Mercredi 25 mars 2020

Jean-Luc et Marie-Louise sont les seuls à avoir déniché la faute dans le texte des jours derniers.
Ce sont aussi mes correcteurs habituels ...
Marie-Louise ne laisse rien passer.
Je les invite avec grand plaisir à l'An 12 quand la vie reprendra son cours normal.
On devient quelque peu abruti à rester ainsi confiné.
Je n'ose même plus me rendre jusqu'à mon verger qui se trouve à moins d'un kilomètre de ma maison.
Il y a toujours des mauvaises personnes qui observent les allées et venues des voisins pour remplir leur page criblée de fautes sur leur réseau social.
Je vais devoir mettre une laisse à mon chien en peluche pour oser mettre le nez dehors !
Les photos sont plus réjouissantes.
Elles sont prises par Dominique au carnaval de Venise. Je n'ai pas reconnu Monique.
Nous devrions pouvoir repérer ce couple bien sympathique à Longwy, Dominique n'est pas costumé !
Si le carnaval a lieu !

Mardi 24 mars 2020

Le texte ne change pas ce matin.
Je vous invite à y débusquer LA faute !
Vous pouvez vous faire aider par Bescherelle, Word n'y connaît rien en conjugaison ...
Vous avez trouvé ?
Je vous invite à séjourner à l'An 12 !
Je me suis emmêlé les pieds : c'est un verbe pronominal réfléchi. Au participe passé, il prend la règle d'un verbe conjugué avec l'auxilliaire avoir.

Lundi 23 mars 2020

Comment pourrais-je vous faire rire un peu en cette période sombre ?
En vous relatant mes mésaventures ?
Je sais qu'elles font rire aux éclats Georgette quand elle suit l'évènement en direct !
Essayons.
Je me prends des gamelles invraisemblables qui devraient en toute logique me laisser sur le carreau.
Le vol est souvent artistique et l'action peut durer un certain temps ...
La dernière en date n'est même pas due à un excès de vitesse !
Je me suis emmêlé les pieds en descendant les escaliers dans les dépendances.
J'ai juste eu le temps de me dire que cette fois c'était foutu ..
Et je me suis retrouvée sur mes deux pieds à un cheveu du mur en béton !
J'ai beau m'insulter, je trébuche même où tout est lisse !
Ma bonne étoile me suit à distance autorisée !

Samedi 21 mars 2020

Il y a longtemps que je me pose Un joli tas de questions
Sur notre humanité morose Et ce monde qui ne tourne pas rond
Il y a un bon paquet d’humains Qui serait bon à jeter aux ronces
Et ils sont nombreux les chemins Pour aller chercher les réponses
Passant du temps sur la route J’en ai déjà quelques unes
Et je n’ai plus beaucoup de doutes Sur l’état de notre infortune
Je me suis toujours demandé Comment faisait notre terre
Pour supporter depuis tant d’années Une espèce aussi délétère
Mais quand je vois tous ces cons finis Qu’on devrait laisser confinés
Se battre pour un paquet de riz Je me dis qu’on est mal barré
Ou quand je les vois sortir Avec leurs caddys remplis de pâtes
Il me prend l’envie de sévir De les étaler à coup de latte
Ils nous avaient déjà fait le coup Pour un pot de merde en chocolat
En nous montrant qu’à chaque bout De chaque rayon le nul est là
J’en viendrais presque à espérer Disparaître enfin dans un trou
Est-ce qu’un jour ça va s’arrêter Les animaux se rient de nous
Conduirai-je encore des gosses dans mon bus ? Reverrai-je des amis à ma porte ?
J’ai pourtant moins peur des virus Que des cons qui les transportent
Jean-Yves

Jeudi 19 mars 2020

Les Japonais vivent plutôt sereinement. Il n'y a pas eu de confinement.
Thierry fait du télétravail deux jours par semaine, ce qui permet de limiter le nombre d'employés dans les bureaux.
Solan et Manon ne sont pas encore retournés au lycée français, ils travaillent eux aussi à domicile, c'est juste plus compliqué pour Paweena.
Ils peuvent aller jouer dans les parcs.
Il est vrai que les Japonais ne s'embrassent jamais, ils ne se serrent pas non plus la main.
Ils portent un masque dès qu'ils sont enrhumés et sont toujours très attentifs à ne pas gêner le voisinage.
Même constat à Singapour.
Vincent travaille normalement, sa température est vérifiée à chaque entrée d'immeuble.
Le petit Théo, comme tous les écoliers, rentre en classe si sa température est normale.
J'avais déjà reçu un masque lorsque je suis revenue de ma courte incursion en Indonésie en janvier.
Ici, on s'embrasse, enfin on s'embrassait, à tout va, même des personnes que l'on ne connaît pas du tout.

Mercredi 18 mars 2020

Et v'lan, nous ne pouvons pas prendre les rênes de la mairie et nous mettre à l'ouvrage !
Nous nous sommes présentés à 14, nous avons tous été élus.
Un second tour est nécessaire pour boucler le conseil municipal.
Nous gardons le moral et restons soudés.
En attendant, le soleil, généreux, nous offre la possibilité de bricoler dans le jardin.
J'ai appelé Dédé à la rescousse, les agapanthes sont en place, le récupérateur d'eau aussi.
André a réparé un marteau piqueteur.
Je ne suis pas sûre du nom mais je me sers de cet outil pour enlever le vieux crépi sur les murs du garage.
Vieux mais costaud ..
Avec l'aide de ma voisine Annie, nous avons nettoyé les caniveaux et ramassé les mégots de cigarettes ..
Un peu d'évasion avec les photos.
Singapour dispose du plus bel aéroport au monde.

Lundi 16 mars 2020

Il est temps de dévoiler mon emploi du temps durant ces dernières semaines !
Je m'étais engagée dans les élections municipales après avoir participé à une première rencontre entre colistiers au retour de mon séjour chez les enfants.
L'équipe et sa tête de liste me plaisaient bien.
Ils étaient jeunes et doués. Certains étaient moins jeunes mais tout aussi doués et avec l'expérience en plus.
Nous avons travaillé sans relâche.
Hier soir, nos efforts ont porté leurs fruits : l'équipe que nous formions est sortie au complet.
Nous étions 14, nous sommes tous élus.
Nous nous sommes rendus compte trop tard qu'une de nos colistières n'était pas inscrite sur les listes électorales.
La semaine prochaine, les Vezinois choisiront le 15ème candidat ou candidate.
Il s'agit d'assumer maintenant !
Nous avons tous envie de vivre dans un village plus propre, plus convivial, plus fleuri et plus sécurisé.
Pour la propreté du village, ça tombe bien, c'est bientôt le nettoyage de printemps.
Pour le fleurissement, Nicole a déjà commencé à remplir des jardinières.
Le dossier qui nous tient le plus à coeur est la sécurité.
Dans ce domaine, il y a du pain sur la planche pour écarter les dangers ...
L'équipe est volontaire, soudée et notre patron est un meneur de troupe !
J'espère que cet été, vous vous rendrez déjà compte du changement !!

Dimanche 15 mars 2020

N'oubliez pas d'aller voter, nous avons acquis le suffrage universel en combattant des idées.
Nous avons le devoir d'honorer ce droit !
En plus, on ne peut guère se distraire autrement ..
Aussi, c'est le moment de se ressourcer en reprenant contact avec Dame Nature.
Il faut chausser les bottillons, le sol est trempé, mais la balade en vaut la peine.
La nature s'éveille, elle nous offre une palette colorée avec le jaune des pâquerettes, le violet de la petite pervenche et le blanc des anémones Sylvie.
Les sous-bois sont clairs et laissent passer la lumière.
Les bourgeons des arbres sont sur le point d'éclore.
Les ronces n'ont pas encore poussé, on peut traverser la forêt à sa guise en quittant les sentiers !
Et le chant des oiseaux nous accompagne durant tout le parcours.
C'est tout simplement un enchantement !

Vendredi 13 mars 2020

Pas facile de rester optimiste quand on suit l'actualité du moment.
Il y a pourtant des remèdes.
Eteindre la télévision par exemple et aller voir une bonne comédie au cinéma !
Ou lire une BD de Jean-Claude Servais !
Je suis tombée par hasard sur une émission de TV Lux (sur le net) qui se nommait "Juste quelqu'un de bien".
Je ne crois pas que ce genre d'émissions a droit de cité sur nos chaînes françaises.
L'invité était Jean-Claude Servais.
Un homme heureux, qui peut vivre de ses BD sans non plus faire le fanfaron.
Il demeure au coeur d'un petit village de Gaume, au pays des légendes et des fées.
Son plus grand plaisir est de parcourir les forêts gaumaises en solitaire.
Il apprécie aussi la compagnie, autour d'un Orval bien sûr, et aspire à une vie toute simple.
Et tchic et tchac ... la conversation entre l'intervieweur et l'interviewé reste bon enfant !
Il se rend souvent en France invité à participer à des festivals de la BD.
Il a pu constater que, nous autres, autre expression bien de chez eux, il faut toujours que l'on se positionne sur un piédestal.
Je ne lui donne pas tort ..
Une petite partie de sa collection est à l'An 12 dont les 2 tomes qui se déroulent dans la citadelle de Montmédy ou encore ceux qui racontent le destin de l'assassin qui parle aux oiseaux à Torgny.

Mardi 10 mars 2020

Que d'eau, que d'eau !
La Chiers déborde entre Vezin et Velosnes. il nous faudrait un véhicule amphibie !
Elle forme d'immenses lacs sur les prairies.
Puis elle fait déborder la Meuse quand elle la rejoint dans les environs de Sedan.
Va t'on planter du riz ?
Pas de balade pour le moment, nos chemins sont trop boueux.
Les fossés débordent parfois et la terre des champs vient recouvrir les chemins empierrés.
Les photos restent hors-sujet.
La seconde va faire un scandale à Tokyo, une canette en fer a été jetée le long du trottoir !
Ce désordre m'avait aussi étonnée.
A mon retour, une heure plus tard, elle avait disparu !

Samedi 7 mars 2020

Le Rétro 132 fête sa première année ce soir autour d'une paëlla.
Heureusement que je vais y manger de temps en temps pour être au courant.
Toutes les informations passent par un réseau social dont il est inutile de citer le nom !
Il est possible que je rate des informations importantes en ne faisant partie d'aucun réseau.
Je rate aussi l'opportunité d'avoir des tas d'amis.
Tant pis. Moi je dis tant mieux !
Je passe suffisamment de temps devant l'écran.
Et encore, n'oubliez pas que je n'ai pas la télévision !!
Mes amis sont en chair et en os.
On ne s'embrasse pas, on ne se serre même pas la main, on s'engueule parfois mais on s'aime aussi et on s'apprécie réellement.
Les photos sont hors-sujet et un peu contradictoires avec ce que je viens de dire puisque j'y mets mes gamins ....

Jeudi 5 mars 2020

Je ne peux m'empêcher de pousser un coup de gueule contre un anglicisme de plus.
La plate-forme de réservation "La Fourchette" qui référence les meilleurs restaurants dans 11 pays devient "the Fork".
Quel gâchis !
Passons à des nouvelles plus optimistes.
Les médias ne nous gâtent pas dans ce domaine.
Tant pis si je nage à contre-courant.
Le Conservatoire d'Espaces Naturels de Lorraine entretient périodiquement la pelouse calcaire.
Je l'ai déjà dit et écrit, ce lieu mérite le déplacement.
Des sentiers balisés permettent de traverser la côte d'est en ouest et du nord au sud.
Je viens de découvrir un chemin qui aboutit derrière la croix dite des Allemands à proximité du mât de télédistribution.
Cet endroit couvert de ronces était jusqu'alors inaccessible. Le Conservatoire vient de faire place nette.
Dorénavant on peut s'approcher au plus près de la croix et redescendre tranquillement en retrouvant le chemin qui zigzague sur les hauteurs de la pelouse.
L'hellébore fétide s'en donne à coeur joie. On devrait en faire une cure, elle soigne la folie des hommes ..
Bientôt la potentille printanière nous annoncera la fin de l'hiver et, à partir de juin, les orchidées se succèderont jusqu'en août.

Mardi 3 mars 2020

Longwy est doté d'un superbe patrimoine avec les fortifications de Vauban.
Les dépôts sauvages disséminés à plusieurs endroits gâchent cependant le décor.
Le pompon revient à des habitations collectives situées près du stade à proximité des fossés, l'endroit ressemble à une déchetterie !
De nombreux promeneurs empruntent ce passage, les sentiers sont propres et le point de vue sur la vallée ne manque pas de charme mais la promenade se voit ternie par toutes ces immondices.
Il faisait gris un peu partout ce dimanche.
Curieusement, une seule tâche illuminait Longwy-Bas : le golf international !
Souvent décrié, il redonne finalement des couleurs à la ville !
Parties un peu tard, nous n'avons effectué que le parcours de 6 km.
Propulsée par je ne sais quel carburant, Georgette nous a semé durant tout le parcours.
Il se pourrait bien qu'elle mette la semaine pour récupérer ...

Dimanche 1er mars 2020

Nous poursuivons notre rôle d'aspirateur. La tâche est laborieuse mais pas désespérée !
Nous sommes retournées presqu'à la nuit tombée rechercher des canettes près de la croix Raulet, nous étions trop chargées au premier voyage !
Ce geste civique est toujours accompagné d'une belle promenade.
La pelouse calcaire est encore plus belle quand on atteint son sommet en empruntant la centaine de marches !
Rassurez-vous, le trio est toujours d'actualité mais cette fois Georgette ne nous a pas accompagnées et, quand bien même, elle refuse pour le moment d'être sur la photo ..
C'est pourtant toujours celle qui "paraît" la plus jeune des trois !
Belle soirée musicale hier soir avec l'Orchestre Philarmonique de la Lorraine Gaumaise dans la salle du Forum à Longuyon.
Dans l'après-midi, Guy Feller dédicaçait son dernier livre à la médiathèque de Longwy.
Des moments truculents, des souvenirs heureux et quelques passages mélancoliques.
Guy a été mon patron lorsque je relatais les petites nouvelles de Charency et de Marville sur le Républicain Lorrain, passé depuis dans le giron de l'Est Républicain.
C'était l'époque où il fallait encore se rendre à l'agence à Longwy pour porter sa pellicule en noir et blanc accompagnée de l'article correspondant écrit à la main !
Je suis si vieille que ça ?? En attendant, j'y ai vécu de bons moments. Un esprit de famille régnait dans les bureaux. Aujourd'hui, le Club Cyclotouriste de Longwy organise sa traditionnelle marche Vauban.
Si le temps se fâche, ce sera séance cinéma !

Vendredi 28 février 2020

Nous avons trouvé une bonne formule pour marcher et nettoyer en même temps ...
A l'aller, on marche d'un bon pas et au retour on ramasse.
Je suis toujours accompagnée de Danièle.
L'une s'occupe du non-recyclable, la seconde remplit, en un rien de temps, les canettes et bouteilles en plastique.
Il nous faudrait deux autres bras pour ramasser les bouteilles en verre !
Notre bonne action a débuté à Villers-le-Rond.
Les sacs étaient remplis au niveau du hangar de Damien.
Il s'est offert de les redescendre au village. Ce qui nous a permis de reprendre une allure plus sportive sur la fin du parcours.
La dernière photo est moins souriante.
Le plus gros tracteur de Damien (Ne me demandez pas son nom) s'est enflammé près du hangar à la vitesse de l'éclair.
L'arrivée des pompiers n'a rien sauvé mais le pire a aussi été évité.
Fort heureusement, Damien est stoïcien de nature, il garde un profond optimisme face à toutes les épreuves.

Mercredi 26 février 2020

Le distillateur ambulant s'est installé à Villecloye.
Il faut lui rendre visite car ce beau métier est en passe de disparaître.
Il a repris les tournées que son grand-père effectuait dans les Ardennes.
Quand il installe son alambic sur la place, c'est la fête au village !
Il n'est pas avare en conseils et c'est ainsi que j'ai pu obtenir une eau de vie de qualité !
Ça, c'était avant ...
L'année dernière, les mirabelliers n'ont pas été généreux.
Je n'ai pas eu besoin de ramasser les fruits tombés sur la pelouse.
Fort heureusement, j'en ai trouvé suffisamment pour remplir les pots de confiture.
J'aborde un autre sujet.
Habituellement j'ai tendance à délaisser les aménagements au 4 rue Coquibut au profit de l'An 12.
Cette fois ce n'est pas le cas.
Pascal Meder, artisan à Charency-Vezin, a changé la porte d'entrée.
La belle porte en chêne a vécu. J'étais un peu réticente de la remplacer par du PVC.
J'ai eu raison de faire confiance à Bati Pro Menuiserie !
Au printemps, c'est tout le devant de porte qui profitera d'un ravalement avec, là aussi, une entreprise locale.
Vous arrivez souvent devant ma maison d'habitation quand vous cherchez l'An 12, il est donc important qu'elle soit elle aussi attrayante.
En espérant que cela fasse boule de neige dans le village !
Nicole, ma proche voisine, donne l'exemple.
Tout est coquet devant sa maison et mes hôtes sont souvent tentés de se poser à cet endroit !
De plus, ses réalisations ne manquent pas d'originalité.
Probablement désolée de voir l'état des massifs et des bacs à fleurs disséminés dans le village, elle s'est mise à les remplir avec des vivaces qu'elle retire de son jardin.
On y retrouve sa marque de fabrique !

Lundi 24 février 2020

Quelle chance de connaître de telles personnes !
Anne-lyse, une de mes belles-soeurs, est dotée de dons exceptionnels.
Pour moi c'est même de l'ordre de la magie...
Elle brode à merveille et les tableaux qu'elle réalise nous laissent pantoises !
Même les copines, pourtant bonnes couturières, vous pouvez le remarquer sur la troisième photo, restent scotchées devant le travail réalisé !
Vous pourrez admirer une infime partie de ses réalisations à l'An 12.
Le nom des chambres est brodé avec la méthode du ruban et Anne-Lyse me permet aussi de vous accueillir avec un "Bienvenue" brodé.
Le hérisson qu'elle a réalisé est inestimable, elle y a passé des heures durant une année entière !
La dernière photo nous a bien fait rire à Chenois.
Le cousin Jean-Claude jouait "Le béret de la Tortue" avec la troupe du Hérisson.
C'était la dernière séance pour ce 8ème Festival de Théâtre amateur.
Chapeau aux organisateurs et aux acteurs !

Vendredi 21 février 2020

Nos balades s'accompagnent dorénavant d'une séance d'assouplissement.
En fait, on bouge mais on n'avance pas beaucoup.
Danièle s'équipe d'un gros sac à commissions assez solide.
Pour ma part, je récupère ce qui est recyclable : plastique, canettes en alu et carton.
C'est parti !
Rien à ramasser dans la rue Coquibut. C'est bon signe.
L'affaire se complique après la chapelle de St Cuny. Le ramassage commence.
Nous avons à peine effectué 1 km qu'il nous faut faire demi-tour pour déposer notre butin, les sacs sont pleins !
Si au moins, nous ramassions des champignons ou même des escargots, on ne s'en plaindrait pas.
Pourquoi les pouvoirs publics continuent à nous déverser des canettes alu, des bouteille en plastique et des bouteilles en verre non consignées ?
Pourquoi ? En même temps, des groupes de pression (lobbies) s'enrichissent.
Pour l'instant, nous prenons ce ramassage comme un jeu, pas très marrant, mais il nous paraît salutaire.
On risque de vite se lasser car on ne marche plus, on piétine et on râle tout de même un peu ...
Fermons les yeux après s'être imprégné de la seconde photo.
L'air est vivifiant, on entend presque le roulement des vagues et du vent.
La 3ème photo n'est aussi que du bonheur sauf si on grimpe ces 110 marches pour atteindre la Croix des Allemands !
Il suffit de contourner la pelouse calcaire et suivre un chemin beaucoup moins pentu pour se retrouver au même endroit.
La 4ème photo nous ramène encore et toujours à l'écologie.
Quand le niveau de la Chiers baisse, ses berges sont là aussi pleines de détritus de toute sorte...

Jeudi 20 février 2020

Le livre d'accueil présent dans chaque chambre vient d'être revisité par le biais d'un autre programme.
Bien sûr, on peut toujours mieux faire mais je ne suis pas particulièrement qualifiée même si mes garçons me boostent régulièrement dans le domaine de l'informatique.
En listant les livres mis à disposition, je m'aperçois que je pourrais ouvrir une bibliothèque à L'An 12 !
Et avec uniquement des livres d'auteurs régionaux !
Jean-Luc et Marie-Louise m'ont envoyé des photos prises à La Torche sur les côtes bretonnes.
Je pensais vous faire profiter de la Bretagne sur les trois suivantes mais je me suis ravisée.
Après tout, le vert et le bleu sont aussi très complémentaires !

Mardi 18 février 2020

J'ai perdu des hôtes mais j'ai gagné des voisins !
Viviane et Florent ont quitté Avignon pour s'installer dans un petit village argonnais de Meuse.
La maman de Viviane habitait à Allondrelle, le village voisin.
Les aller-retour Vezin-Avignon étaient donc fréquents mais le coeur restait en Lorraine.
Le parcours professionnel de Viviane étant terminé, le moment était venu de revenir au pays !
Finalement on ne quitte pas aussi facilement la Lorraine qui nous semble pourtant si rude ...
Il est possible que l'accueil naturel des Lorrains y soient pour quelque chose !
Justement, que peut-on faire en Lorraine actuellement ?
Se balader dans la campagne ma foi assez jolie même si je raccourcis les mois hivernaux en me propulsant sur un autre continent .. On peut aller au cinéma à Montmédy, Virton ou Saint Mard.
On peut aller au théâtre du 13 au 23 février. Le 8ème Festival de Théâtre amateur propose 8 compagnies à Chenois.
Mise en route magnifique avec "Drapeau rouge sur Virton"
La scène se déroule en 1848. Virton se révolte et demande son rattachement à la France.
Déjà en 1830, lors de l'indépendance de la Belgique, le drapeau français avait été hissé sur la tour de l'église.
Même combat en 1858. Cette fois les révolutionnaires vont planter un drapeau rouge sur le clocher. Sans véritable succès puisque Virton est restée Belge !
Mais aujourd'hui encore La Marseillaise suit le chant patriotique belge lors de chaque rencontre sur le stade de foot.
La maison communale est appelée mairie et le bourgmestre est un maire dans cette petite ville belge, capitale de la Gaume.
Heureuse surprise au cours de cette sortie, j'ai croisé Monique qui s'apprête à partir pour le Carnaval de Venise.
Nous irons découvrir son nouveau costume à Longwy les 14 et 15 mars prochains.

Dimanche 16 février 2020

Nous avons pris l'habitude, quand l'occasion se présente en soirée, d'aller marcher dans les rues du village.
Aucune des trois n'est assez courageuse pour emprunter les endroits non éclairés ..
Hier soir, nous n'avons donc reproduit qu'une petite partie du parcours que nous avions emprunté quelques heures plus tôt en pleine journée.
Il nous semblait avoir ramassé tout ce qui trainait sur les trottoirs, jusque devant les habitations.
Or, quelques heures plus tard, un gobelet, dont il est inutile de citer le nom, avait été jeté, à moitié rempli sur le trottoir et, un peu plus loin, un sac de chips volait désespérément au dessus des pâquerettes.
Mission impossible ?
Comme toujours, je fais la comparaison avec Tokyo.
Pas le moindre papier de bonbons, parfois un mégot de cigarettes qui surprend.
Impossible de mettre le pied dans un caca de chien.
La balade s'en ressent sur l'état d'esprit !
Courage, Dominique et Fabien, et sûrement d'autres anonymes, font de même de leur côté.
Ah ça ira ça ira ça ira le trio en ce jour sans cesse répète
Ah çà ira ça ira ça ira malgré les vilains, on gagnera

Vendredi 14 février 2020

Dorénavant nos balades s'accompagnent d'un ramassage des déchets !
Nous avons systématiquement un sac en poche et chaque fois, nous revenons le sac rempli et le coeur léger !
D'autres Vezinois s'y mettent aussi. Notre commune va finir par être exemplaire !
Pas tout à fait ...
Je suis tombée sur ce tas d'ordures en montant la voie de Failly, à proximité du village. Et là, mon sac plastique était inutile ...
Il y a encore du boulot pour responsabiliser les individus ingrats.
De même le village s'embellit.
Nicole se charge de fleurir tous les massifs présents sur la commune, en toute discrétion et sans rien demander à quiconque.
Bon là aussi, il y a l'autre face.
Certains sentiers disparaissent au profit de la gourmandise d'un paysan ou ils sont envahis d'arbres tombés qui pourraient rendre service à des affouagistes.
Je termine par une bonne nouvelle : une petite épicerie vient d'ouvrir à Marville.
Le bonheur est dans le pré ou plutôt O pré de vous !
Quand on se retrouve à dix dans le magasin, c'est complet !
C'est tout simplement charmant, les produits ne viennent pas de loin et Dominique déborde d'optimisme et de bonne humeur !
Boudez ces hyper qui nous spolient, l'addition ne sera pas plus lourde dans ce petit havre de paix et vous mangerez des produits made in Lorraine !

Mercredi 12 février 2020

Me revoilà en phase avec mon environnement !
Depuis mon retour au pays, je n'ai rencontré que des personnes exceptionnelles !
Le mot n'est jamais trop fort pour parler de belles rencontres.
Inutile de présenter Jeanne-Marie et André, ils sont à mes côtés au décollage, à l'atterrissage et tout au long de l'année.
Le frigo étant vide au retour, Jeanne-Marie me nourrit et me fournit les éléments de survie ...
Inutile de présenter les précieuses copines. La maison est chauffée et la pile de courrier est triée.
Il est vrai qu'elles sont secondées par Jeannot.
Elles avaient préparé un appartement pour Grace et Bruno de Bruxelles qui venaient retrouver des amis à Velosnes.
Si j'ai le bonheur d'accueillir de tels hôtes tout au long de l'année, ce sera là aussi une année exceptionnelle !
D'autres échanges inattendus ont eu lieu depuis mon retour. Je ne peux aussi que m'en féliciter.
Je fais la connaissance de Vezinois qui sont dotés d'un sacré dynamisme !
Là, je suis dans un autre domaine et je vais rester discrète pour le moment.
N'étant pas encore bien décidée à me remettre à la besogne, je suis allée retrouver la pelouse calcaire d'Urbule, un de mes endroits favoris.
J'ai croisé une promeneuse inconnue.
Le contact a été naturel et la conversation plutôt étonnante !
Sylviane demeure à Charency depuis 8 ans, elle vient d'aller passer ses vacances au Japon et loue un gîte à Tellin dans la région de Rochefort !
Incroyable non ? Elle a aussi un grand avantage, 10 ans de moins ...
La vie est belle, contrairement à ce que nous rabâchent sans cesse les médias !

Mardi 11 février 2020

Bonjour à toutes et à tous.
Me voilà revenue au 4 rue Coquibut.
Pour l'An 12, on verra plus tard.
Les mauvais jours ne sont pas encore terminés.
Le compteur électrique, qui fonctionne en EJP, nous réserve encore 16 jours en heure de pointe, ventilés sur les mois de février et mars !
Il est difficile dans ce cas de chauffer correctement la maison.
Elle reprendra réellement vie en avril, sans pour autant se découvrir entièrement.
Je parle de l'An 12 qui fête cette année ses 25 ans ...
Naturellement, je vais vous assommer avec des photos hors contexte mais c'est aussi mon état d'âme du moment !